« Dunkerque » : Course contre la montre infernale de Hans Zimmer.

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Le film-événement de l’été 2017 est sorti sur nos écrans. La nouvelle super-production auteuriste de Christopher Nolan, produit par la Warner, prend place dans les Hauts-de-France pour raconter une page majeure de la Seconde Guerre Mondiale : La mission Dynamo où lorsque air, terre et mer se coïncident afin de sauver des milliers de soldats britanniques. Et le moins que l’on puisse dire est que cela faisait bien longtemps que l’on avait pas vu une approche aussi intense de la Guerre au cinéma. Lire la suite

[RETROSPECTIVE] Pirates des Caraïbes : Le Secret du Coffre maudit.

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Pour avoir libéré le Capitaine Jack Sparrow de la Potence, Will et Elizabeth se retrouvent condamnés à mort par la puissante Compagnie des Indes et son leader, Lord Cutler Beckett. Ce dernier marchande à Will sa libération ainsi que celle de sa fiancée, en échange du compas de Jack, ce petit objet ayant le pouvoir d’indiquer ce que son détenteur désire le plus au monde. Mais ce dernier à également quelques soucis. 13 ans auparavant, il promit son âme à Davy Jones afin de récupérer le Black Pearl. Il doit désormais payer sa dette de 10 ans à son service, il subira en cas de désistement la colère du Kraken, le puissant animal de compagnie de Jones. Il va donc, avec l’aide de Will, se mettre en quête du coffre contenant le cœur de Davy Jones, après avoir appris son histoire auprès de la mystèrieuse Tia Dalma. Jack va envoyer Will récupérer la clé de Davy Jones mais ce dernier va tomber dans un piège et se retrouver au service du Hollandais Volant. Jack a envoyé Will pour régler sa dette à Jones mais lui n’est pas satisfait, il va en réclamer plus, et Jack va partir recruter. Il va ainsi retrouver Elizabeth et l’ex-Commendor Norrington, devenu alcoolique et boueux. Tout trois vont se lancer en quête du coffre. À bord du Hollandais Volant, Will va retrouver son père et, avec son aide, s’emparer de la clé et retrouver Jack sur l’île des quatre vents. Jack, Will et Norrington vont alors se battre en duel pour le coffre, chacun en ayant besoin pour leurs problèmes personnels : survie pour Jack, famille pour Will et honneur pour Norrington. C’est finalement Norrington qui s’empare du cœur pour le remettre à Cutler Beckett. Et alors que le Black Pearl et au prise des tentacules du Kraken, Elizabeth choisi de sacrifier Jack avant de s’enfuir avec Will et l’équipage. Le Black Pearl sombre avec son capitaine. Elizabeth et Will se rendent chez Tia Dalma qui va leur apprendre qu’il existe un moyen de ramener Jack dans notre monde, et leur présenter leur capitaine pour cette quête : Barbossa.

À la manière d’un Empire contre-attaque ou d’un Temple Maudit, scénaristes, producteur et réaliateur ont choisi de suivre une continuité à travers ses trois films : le premier présente les personnages et le contexte, le deuxième marque un tournant pour se terminer par le troisième qui conclut tout. Ce deuxième est donc plus sombre, néanmoins, il n’en est pas pour autant plus jouissif et drôle. Et encore une fois, Gore Verbinski en est la seule et unique raison. Ce dernier continue de doser les genres, un cran au dessus que le précedent. Verbinski joue encore sur le mix entre plusieurs scènes, Jack bayonné prêt à être brulé/Will emprisonné dans une cage en os suspendu au dessus du vide. Tout comme le premier volet, on a le droit à cette alternance des genres. La Compagnie des Indes apporte le background politique, Davy Jones le fantastique, le mythologique et un début de dramatique. Ces deux nouveaux élément font de ce Coffre Maudit un volet plus sombre et plus dramatique que les précédents.

Mais c’est vraiment avec ce second volet que Hollywood va cultiver ce que l’on appelle la sur-enchère, que l’on va voir aujourd’hui dans des licences comme Transfomers et Fast and Furious. Les squelettes du premier film vont laisser place à des créatures marines en performances capture qui, comme pour le premier film, n’a toujours pas vieilli. Davy Jones est splendidement interprêté par Bill Nighy, c’est ainsi que l’on reconnaît une performance capture réussie dans un film. Quand on arrive à voir l’acteur qui se trouve derrière. Davy Jones garde des gimmicks et des tics de son interprête caché derrière les capteurs. La puissance du Kraken montrée par des caméras en contre-plongée et la scènes de duel à trois dans le moulin à eau montent une nouvelle fois la maîtrise impposante de Gore Verbinski.

Ce deuxième volet possède néanmoins quelques défauts. C’est une première partie, c’est totalement assumé, néanmoins, certains éléments de scénario auraient mérités à être approfondi, notamment au sujet de Weatherby Swan et de son rôle avec la Compagnie des Indes, le personnage de Tia Dalma aurait également gagné à être plus approfondi. Certains défauts de ce deuxième volet se verront également avec le troisième volet, Jusqu’au bout du monde, sorti un an plus tard.

Léo Tyran.

Spider-Man : Homecoming – L’Univers cinématographique et moi.

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Dans l’étude de l’exploitation littéraire dans la pop-culture au cinéma, Spider-Man est, au même titre que Batman, l’exemple type de sur-exploitation au cinéma. Revenons 15 année en arrière. Le monde est bouleversé par le 11 septembre 2001. Les Américains sont en proie à la terreur, le chagrin est partout. C’est une aubaine pour Sam Raimi. Son super-héros, portant les couleurs des Etats-Unis, luttant contre un terroriste, dans un New York resplendissant de beauté. Son peuple se relevant et luttant. Le succès était obligatoire et fût immense, lançant au passage la folie des super-héros dans la Pop-culture. Lire la suite

« Love Hunters » : Guide du film de petit malin australien.

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Dans une petite banlieue australienne, à la fin des années 80, plusieurs adolescentes se font séquestrés par un couple aux motifs de plus en plus déviants.  Avec cette base, le premier film de Ben Young aurait pu être un thriller terrifiant mais comme le nom de l’auteur l’indique, sa jeunesse n’en fera rien d’autre qu’un film de petit malin voulant faire son épisode des Experts ou Esprits Criminels en plus brutal pour le plaisir du choc. A éviter… Lire la suite

« Mission Pays Basque » : Mission échouée.

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Le concept-même semblait parodique : Encore une fois, une lutte de classe s’effectuait dans une comédie française avec le cliché du parisien qui découvrait les joies de la petite France. On retire cette fois le budget accordé à Dany Boon, on déménage au Pays-Basque et on obtient Mission Pays Basque, un fascinant accident industriel qui se perd en pleine trajectoire pour virer dans le grand n’importe-quoi. Lire la suite

« Embrasse-Moi ! » : L’amour burlesque et moderne.

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Quand une catastrophe arrive et fait des dégâts, il faut toujours trouver une petite chose qui apportera à nouveau de l’espoir. Dans cette tempête ahurissante de comédies françaises catastrophiques, entre Eric & Quentin qui passe mal du petit au grand écran ou un voyage au Pays-Basque calamiteux, se cache une petite comédie romantique surprenante et sans prétention : Embrasse-moi ! de la jeune humoriste Océanerosemarie et Cyprien Val. Un vent de jeunesse s’impose donc ! Lire la suite

« Moi, moche et méchant 3 » : Une suite « moche » mais inoffensive.

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Ils sont de retour ! Les studios Illuminations, nom par ailleurs contradictoire puisque aucune idée originale n’aura su briller de leurs cerveaux, reviennent voler l’argent des familles avec ce troisième volet d’une franchise qui avait pourtant commencé sur de solides bases pour descendre dans les enfers du marketing : Moi, Moche et Méchant. Au programme toujours et encore : Des Minions, une histoire vue et revue de retrouvailles familiales, un tacle cynique à Pixar durant cinq secondes et encore des Minions ! Lire la suite