L’exposition « Aardman : L’art qui prend forme »

debut1 Jusqu’au 30 août 2015, Art Ludique, Le Musée, à Paris, accueille l’exposition Aardman, l’art qui prend forme, qui retrace l’histoire du célèbre studio de production britannique, connu pour ses personnages en pâte à modeler tels que Shaun Le Mouton, Wallace et Gromit ou les poules de Chicken Run. Aardman a été fondé en 1972 par Peter Lord et David Sproxton, le créateur de Wallace et Gromit, Nick Park, les rejoint en 1985. « J’ai toujours commencé par le dessin. Je commence par visualiser mes idée. C’est comme ça qu’a commencé le film « Une grande excursion ». J’ai commencé à dessiner cette fusée et j’ai pensé que ce serait formidable de la construire. » – Nick Park Si vous souhaitez embarquer dans cet univers, retomber en enfance, découvrir les coulisses de tournage et rencontre vos personnages préférés, cette exposition est faite pour vous ! Dès la première salle, le musée introduit Aardman comme un studio de production talentueux. Tout juste entrés, les cinéphiles se retrouvent en effet face à un Oscar. Oui, un Oscar ! Le vrai ! Celui remporté pour Creature Comforts en 1989 ! La suite de l’expostion est des plus enrichissantes et permet de découvrir en profondeur le processus de création d’un film chez Aardman. Passant de la création des décors à la manière de tourner, tout est réuni pour révéler au mieux les secrets du stop-motion. Sur votre parcours, il vous sera possible d’observer les conditions de travail d’un sculpteur d’Aardman : Vous pourrez admirer son bureau, sa palette d’objets et ses sources d’inspiration, avec un magnifique « mood board » (tableau d’inspiration). S’en suivent une multitude de story-boards différents. Ainsi les créateurs, ou plutôt inventeurs, de chez Aardman, se voient comparés à De Vinci par leur travail approfondi sur chaque détail, notamment sur les véhicules, même si, parfois, ces derniers ne seront pas réalisés. Ainsi la minutie des réalisateurs est dévoilée. Aardman-ArtLudiqueLeMusee-golem13-03 L’exposition Aardman a un formidable atout : l’omniprésence de décors. Au fur et à mesure de son parcours le visiteur est amené à se replonger dans l’ensemble de la création du studio : il pourra contempler les moutons style Abbey Road de Shaun Le Mouton, apprécier le Cabinet du Capitaine ainsi que le Trésor de pièces de Pirates ! Bon à rien, mauvais en tout, le Lapin-Garou dans la forêt des aventures cinématographiques de Wallace et Gromit, les chiens dans la benne de Creature Comforts (L’avis des animaux) ou encore une Machine volante en bois, la cuisine de Wallace ou la salle à manger de la Reine Victoria. Au total, plus de 25 éléments de décors sont présentés au public, sans compter les nombreuses statuettes de personnages tels Victor ou Lady Tottington. Mais, amateurs de dessins, cette exposition est également pour vous ! Dans ce musée, on s’était déjà émerveillé devant la multitude de croquis de l’expostition Ghibli révélant le génie de Miyazaki et de ses collègues. Cette fois-ci, on s’extasiera devant les croquis, aquarelles ou schémas des réalisateurs ayant fait le succès d’Aardman. Ainsi, il est possible de contempler ceux de Lady Tottington (originellement hippie !), de Wallace (et de son célèbre pantalon !), de Gromit (première fois exposés au monde !), de Pib and Pog ou des nombreux véhicules ayant traversé les long-métrages d’Aardman.

« Le premier film d’horreur végétarien du monde ? Aardman l’a fait ! »

L’exposition vous permettra de découvrir des courts-métrages peu connus comme Urbanara Cottonball ou The Staves Winter Trees. Mais « Aardman, l’art qui prend forme ! » permet également d’aborder les thèmes tenant à coeur aux créateurs, ainsi que leurs intentions lors de l’écritures de leurs long et courts-métrages. Ainsi, vous pourrez découvrir en quoi la nature se révèle être un fil conducteur chez Aardman. Nick Park affirme d’ailleurs que Wallace et Gromit est le « premier film d’horreur végétarien de l’histoire du cinéma » ou encore l’importance de l’échange des rôles entre personnages, avec comme exemple Gromit, qui se révèle plus intelligent que Wallace : Le chien dépasse le maître. N’oubliez surtout pas de lire les panneaux ! Vous pourrez ainsi récolter des informations essentielles qui viendront enrichir votre connaissance de ce célèbre studio ! Et ne faites surtout pas l’impasse sur l’audioguide, inclus dans le prix du billez, qui livre quelques détails croustillants à propos de certaines scènes de films, même s’il s’avère moins enrichissant que celui de l’exposition Ghibli. Mais il vous faut aimer Antoine De Caunes, car oui, c’est l’animateur du Grand Journal qui prête sa voix pour vous guider. La dernière salle conclura votre visite de la plus belle des manières. Mais n’en disons pas trop, préservons l’effet de surprise… Et vous pourrez alors repartir avec votre photo souvenir comme à l’exposition Ghibli. Un petit souvenir d’une grande exposition ! Avant de sortir, passage imposé par la boutique. Le catalogue est à 30 euros mais s’avère bien moins intéressant que ceux des précédents expositions. Globalement, les prix sont légèrement inférieurs à ceux des autres expos mais restent tout de même assez élevés (notamment pour les cartes postales !) Ce n’est pourtant pas ce léger bémol qui ôtera le plaisir que procure cette exposition. « Aardman, l’art qui prend forme » se tient jusqu’au 30 août 2015 au Art Ludique, Le musée. N’y allez-pas… Foncez-y ! Zoran Paquot

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