« A la Poursuite de Demain » : « The World’s End » selon Brad Bird

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Brad Bird, l’un des metteurs-en-scènes les plus créatifs de ces dernières années, revient avec un tout nouveau film-live estampillé Disney. Et contre toute attente, son film s’avère d’une réalisation audacieuse, d’une force émotionnelle puissante et, surtout, d’un message simple mais fédérateur.

« Tomorrowland » (« A la poursuite de Demain » dans sa version française) nous narre l’histoire de Casey Newton (Brie Robertson), une adolescente surdouée qui après avoir découvert un pin’s l’emmenant dans une utopie futuriste, va rêver de rejoindre ce pays ou la créativité n’a aucune limite.

Véritable rollercoaster, puisque ce film est une adaptation d’une section de DisneyWorld, le film de Brad Bird ne prend cependant pas son spectateur pour une vache à lait, en développant suffisamment d’émotion pour ressortir de la salle le sourire aux lèvres. Car non content d’offrir un spectacle à la réalisation renversante et une maîtrise du découpage des scènes d’actions, ce n’est pas étonnant sachant qu’il vient de l’animation, il se permet de nous offrir une mise en scène intéressante avec, notamment, ce plan-séquence de la visite de Tomorrowland. A travers cette séquence, il ne nous propose pas uniquement de découvrir cet univers, mais de le vivre avec la même excitation que Casey, devant toutes ses inventions fascinantes, et les couleurs magnifiques de ce monde. Bird se permet de jouer, d’ailleurs, avec la couleur en contrastant notre monde et ce lui de la cité de demain, plus Brillante et chaleureuse.

Quant aux personnages, ils sont tous très bien écrit, ce qui est rare venant d’un blockbuster Disney (n’est-ce pas « Pirates des Caraïbes » ?) avec, d’une part, des personnages féminins forts et combatifs, dont la direction d’acteur est aussi bonne que dans un Spielberg au temps de la Amblin. Bird sait gérer ses acteurs et on le ressent, notamment via un George Clooney extrêmement juste, arrivant à nous toucher dans la manière que son personnage a eu de tout abandonner. Autre détail que semble minuscule mais qui concerne la gestion de la temporalité : Dès l’introduction, on passe du futur, au passé puis au présent, sans pour autant créer de confusion chez le spectateur. A aucun oment, Bird ne nous égare dans son univers qu’il a parfaitement compris et retranscrit avec maestria.

Enfin, il faut rapprocher ce film avec un autre blockbuster fort cette année, Mad Max : Fury Road. Outre le fait que ces deux films soient les meilleurs films de cette année, selon moi, ils sont également porteurs d’un même message optimiste mais construits de différentes manières. Le monde est déjà tombé dans Fury Road et il va falloir s’unir pour l’aider à se relever. Tandis que dans Tomorrowland, le monde n’est pas encore tombé et Bird porte sa voix à travers celle de Casey, lors d’une scène où l’on ressasse toutes les catastrophes du monde et qu’elle rétorque à cela : « On peut faire quelque chose ». Car là est le message de Bird, même si le monde va mal, il ne faut pas perdre ni l’espoir, ni l’optimisme et encore moins la créativité. Car c’est en s’unissant tous ensemble que nous pourrons construire un monde meilleur.

Ne vous laissez pas avoir par le marketing raté du film, courez-voir « Tomorrowland » et vous en sortirez grandis avec un grand sourire aux lèvres.

Stéphane Visse 

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