[Critique] – L’ouverture des « blockbusters-génériques » avec « Jurassic World ».

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Vous vous souvenez de votre premier visionnage de Jurassic Park ? Cet émerveillement, accompagné de frissons, lors de la découverte du parc de John Hammond ? Et bien, vous pouvez oublier tout cela pour assister à une succession de clichés, sur fond de CGI ratés et de placements de produits, répondant au nom de « Jurassic World« .

Cet été va être très dur pour les blockbusters. « Jurassic World » est le premier de cette succession prochaine de « films-génériques« . Vous savez ? Ces blockbusters réalisés par des  » yes-man », sans aucune intention de mise en scène  et attirant les spectateurs par un casting deluxe et leur nostalgie pour tels licences. « Jurassic World » est le premier de cette lignée à sortir.

Le film a été produit, non pas dans le but de nous replonger dans l’univers de la licence, mais bien dans un but extrêmement lucratif jouant hypocritement sur la nostalgie du spectateur, traité de manière superficielle. Le scénario extrêmement convenu, ainsi que ses scènes d’actions plates et ennuyeuses, ne nous donnent pas l’impression d’être devant un film Jurassic Park mais plutôt devant un banal film d’action avec simplement des dinosaures comme méchants et beaucoup de placements de produits flagrants. (dont un cameo absolument improbable de Jimmy Fallon…)

L’ennui provoqué par le film n’est pas sauvé par l’écriture caricaturale des personnages. On a une nouvelle droit à l’héros « rebelle » et insupportable joué par Chris Pratt, deux jeunes frères aux rapports conflictuelles, un méchant militaire qui va forcément se faire tuer ou bien une demoiselle en détresse mais ayant forcément un moment de bravoure, Chacun de ses personnages nous fait regretter l’absence de Jeff Goldblum, Laura Dern ou de Sam Neil.

Sa conventionnalité et sa malhonnêteté vis-à-vis du spectateur feront de Jurassic World un film dépourvu d’aventure et de véritable nostalgie.

Victor Van De Kadsye

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Une réflexion sur “[Critique] – L’ouverture des « blockbusters-génériques » avec « Jurassic World ».

  1. Bonjour à l’équipe de ce site sympa !
    Impressions étranges de mon côté. Si le film de Spielberg reste l’une de mes expériences ciné les plus marquantes, ce nouvel opus me laisse assez perplexe dans le sens où bien que m’étant pris au jeu de sa seconde moitié – dire l’inverse serait quand même malhonnête – j’ai passé la totalité du film à relever avec tristesse les énormes ficelles qui en constituent son frustrant scénario.

    Première d’entre elles ? Le film de 1993 est resservi à plus grosse échelle : mêmes affrontements avec des dinos plus gros, mêmes scènes de panique avec plus de monde, etc… Sauf qu’on a perdu le rêve et l’émerveillement de l’original : mettre à l’écran un bouffeur de requins géant en met certes plein la vue, mais ne vaut pas un majestueux brachiosaure broutant dans une prairie. Du coup, l’étalage d’attractions démentes qui ponctue le début de JW m’a laissé fort indifférent (un gosse est excité, l’autre blasé – qu’ils soient fascinés m’aurait probablement impliqué). Heureusement, les dinos s’évadent enfin et on a le droit à de l’action. Pas crédible, certes, mais plaisante quand même (rien que pour Omar Sy qui jure en français dans le texte). Dommage juste qu’on resserve encore les précédents films : gamins de divorcés livrés à eux-mêmes, opérations de secours foireuses, militaires bornés, propriétaire du parc dépassé, héros encerclés de T-Rex et vélociraptors…

    Le truc qui me frappe le plus à posteriori est le cynisme de certains propos – le réalisateur-marrionette a-t-il ainsi voulu signaler qu’il n’avait pas la main sur le montage ? Les persos secondaires s’amusent en tout cas à dénigrer les placements de produits et le brand-naming des dinosaures alors même que le film abuse du principe (comme souligné dans la chronique). et la petite litanie de la madame rousse devant les actionnaires (« pour faire venir les gens, il faut plus de dents, plus de frissons, plus de waouh ») m’a vite rappelé qu’on venait de me soutirer 7.1€ pour voir plus de dents, avoir plus de frissons et crier « waouh » un peu plus qu’autrefois. J’ai juste vu des dents. Mais la quantité n’étant pas ce que j’attendais, je crois que l’Isla Nublar de 1993 restera celle que je retiendrai.

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