[Critique] « Les Minions » : Pour les petits et non les grands.

Les-Minions-encore-plus-dejantes-dans-leur-propre-film Ils envahissent le cinéma, les publicités ainsi que les réseaux sociaux en étant les sbires du moche et méchant Gru depuis cinq ans, les « Minions » ont maintenant leur propre film. Un long-métrage inégal rempli d’idées sous-exploitées. A l’origine de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les une que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression. Mais l’un d’eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l’adolescent rebelle et de l’adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d’un nouveau patron malfaisant pour guider les siens. Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître : Scarlet Overkill, la première superméchante de l’histoire. De l’Antarctique au New York des années 60, nos trois compères arrivent finalement à Londres, où ils vont devoir faire face à la plus terrible menace de leur existence : l’annihilation de leur espèce.


Ceux qui n’aiment pas les Minions, passez votre chemin. A travers un scénario mince et superficiel, de nombreux gags répétitifs se succèdent et laissent le spectateur pantois à un humour faisant rarement mouche chez les adultes mais qui régaleront les enfants.

Le dynamisme de l’animation ne parvient pas à compenser l’ennui laissé par son histoire tant résonne un énorme passage à vide au cours du film afin de laisser place aux pitreries des Minions. Pourtant, le film n’est pas dénuée d’idées intéressantes bien que terriblement sous-exploitées tel une reconstitution amusante de New-York et Londres à la fin des années 60 ou une galerie de personnages maléfiques que les Minions rencontrent tout le long du film, dont un couple de super-vilains adonnés à la mode et la pop-culture, doublés par Marion Cotillard et Guillaume Canet .

Ce spin-off de « Moi, moche et méchant » fera le bonheur des touts petits, qui seront conquis par des gags visuels enfantins et le langage des créatures jaunes. Quant aux adultes, votre visionnage du film sera agrémenté d’une sympathique bande-originale, surprenante pour un film commercial et destiné aux enfants, où l’on passe des Doors aux Box Tops ainsi qu’aux Kinks et vous serez certainement amusés devant les quelques références de la pop-culture de l’époque. Le film risque donc d’ennuyer les adultes autant qu’il amusera les plus jeunes.

Si vous voulez voir un véritable film d’animation qui ravira petits et grands dans un tourbillon d’émotions, allez-voir « Vice-Versa » ou attendez la très probable réussite que sera « Le Petit Prince » de Mark Osbourne mais si vous voulez faire plaisir à votre enfant, qui ne demande rien d’autre que de s’amuser, emmenez-le voir plutôt ce spin-off à vos risques et périls.

Victor Van De Kadsye

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