« While we’re young », le choc des générations vu par Noah Baumbach

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Passé la quête de l’âge adulte dans son précédent long-métrage, le formidable « Frances Ha« , le réalisateur new-yorkais Noah Baumbach se demande ce que nous devenons en vivant avec dans son nouveau film intitulé « While we’re young« .

Josh et Cornelia Srebnick, la quarantaine, sont mariés et heureux en ménage. Ils n’ont pas réussi à avoir d’enfants mais s’en accommodent. Alors que Josh s’acharne sur le montage de son nouveau documentaire, il devient évident que l’inspiration n’est pas au rendez-vous. Il lui manque quelque chose… La rencontre de Jamie et Darby, un jeune couple aussi libre que spontané, apporte à Josh une bouffée d’oxygène et ouvre une porte vers le passé et la jeunesse qu’il aurait aimé avoir. Rapidement, Josh et Cornelia délaissent les amis de leur âge pour fréquenter ces jeunes cools, branchés et désinhibés… Josh avoue à Jamie qu’avant de le connaître, il n’éprouvait plus que nostalgie et désintérêt. Cette relation entre deux couples ayant vingt ans d’écart peut-elle apporter un autre souffle ?

Le charme de Noah Baumbach revient donc avec sa mise-en-scène élégante, nous emmenant dans les quartiers « gentrifiées » de New-York en compagnie de personnages en troubles existentielles, mais en oubliant pas d’être drôle. L’opposition entre la génération du couple Ben Stiller/Naomi Watts, enfermée dans une routine et celle des jeunes Adam Driver/Amanda Seyfried, impulsive, est drôle à voir et se révèle être assez touchante par leurs manières à chacun de voir la vie et comment la vivre. Du moins, au début…

Puisque le film prend un virage assez inattendu en plein milieu, la gentille satire de la jeunesse « gentrifiée » va se transformer en critique cynique de l’ultra-connectée génération « Y ». Rappelant la lourdeur du dernier film de Jason Reitman, « Men, Women & Children« , dans sa manière de dépeindre les problèmes d’une génération avec inquiétude et en passant complètement à côté de son sujet. En s’attardant sur une mésaventure entre les personnages de Stiller et Driver par rapport à la réalisation d’un documentaire douteux, le film effleure son sujet de base et provoque l’ennui vers sa toute fin.

Si l’on enlève ce cynisme grandissant, « While we’re young » se révèle, néanmoins, être une comédie élégante par sa photographie et ses dialogues subtils et portée par d’excellents acteurs. Si l’on y retrouve pas l’attachement ou le bonheur procuré par « Frances Ha » (que je recommande énormément), on y passe un moment agréable qui nécessite le coup d’oeil.

Victor Van De Kadsye

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