« American Ultra », le « pop-corn movie » réussi de l’été

maxresdefault

Voilà enfin le film d’action décomplexé de l’été ! Un an après la réussite de Phil Lord et Chris Miller avec le brillant « 22 Jump Street« , le réalisateur de  » Projet X » , Nima Nourizadeh, revient après son succès discutable pour un « pop-corn movie » des plus efficace : « American Ultra« .

Une comédie d’action à propos de Mike Howell dont la vie paisible et sans ambition avec sa petite amie Phoebe se retrouve soudainement chamboulée. À sa grande surprise, Il est en fait un agent dormant surentrainé dont la mémoire a été effacée. En un clin d’œil, son passé refait surface et Mike se retrouve au milieu d’une opération gouvernementale visant à l’éliminer. Il va alors devoir faire appel à ses capacités insoupçonnées d’agent secret pour survivre.

Ce qui est remarquable au visionnage de ce film, c’est la façon dont il réussi à gérer les ruptures de tons sans que ce soit incongrue. Les blagues et scènes d’insultes fusent à tout va dans ce film pour être immédiatement contre-balancées par un ton plus sérieux. Nima Nourizadeh et Max Landis (fils de John) parviennent à raconter une histoire d’ex-agent secret « stoner » décomplexée avec des gags faisant souvent mouche et des scènes de combats invraisemblables sans qu’ils oublient à exploiter la gravité des actes du personnage de Jeese Eisenberg, rappelant l’excellent « Kingsman – Services Secrets » sorti en Février dernier.

Sauf que, contrairement au film de Matthew Vaughn, le film ne part pas dans l’optique de réaliser un film voulant révolutionner le cinéma d’action et cela se ressent sans toutefois paraître comme un réel défaut. Nima Nourizadeh arrive à faire ce qu’il avait tenté dans « Projet X« , c’est-à-dire faire un « teen-movie » transgressif en reprenant les codes du cinéma d’action américain pour mieux les salir avec des scènes gores, de nombreuses joutes verbales et un esthétique souvent proche d’un clip MTV.

Si il se trouve être convenu dans son fil narratif, souvent prévisible, il se démarque tout de même par ses personnages hauts-en-couleurs, ayant tous une certaine profondeur faisant en sorte à ce qu’on s’attache à eux. Jeese Eisenberg et Kristen Stewart crèvent l’écran, accompagnés de seconds-rôles parfaits joués par Topher Grace, John Leguizamo, Connie Britton et Walton Goggins, que l’on retrouvera d’ailleurs dans le très attendu « The Hateful Eight » de Quentin Tarantino.

Si l’on excepte pas le fait que le film a un violent coup de mou au cours de son visionnage, « American Ultra » est un film d’action rafraîchissant porté par son sympathique casting et sa volonté de changer certains codes de genre. Un film parfait pour se vider la tête avant la rentrée prochaine.

Victor Van De Kadsye

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s