[Critique] – « The Program » : Pédale Douce

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Faire un film sur Lance Armstrong s’avère être un défi assez audacieux et compliqué. Car la difficulté majeure est d’arrivé à faire passer le cycliste à la fois comme un homme bon et comme un homme avide de victoire. Est-ce que Stephen Frears a réussi ce pari ?

Le film retrace l’histoire du sportif récompensé 7 fois vainqueur du Tour de France, parlant de son cancer, de son association mais aussi et surtout de son utilisation d’EPO et autres substances dopantes. Que dire de ce film mise à part son côté soporifique, allant jusqu’à nous faire penser que le film dure 2h30 au lieu d’1h40. Tout d’abord, la réalisation en elle-même ne changera pas la face du monde, c’est une longue série de plans fixes, créant ainsi une atmosphère extrêmement ennuyante. On aurait espéré assister à des reconstitutions des tours de France, mis à part des scènes de dialogue sur vélo, Frears préfère insérer des extraits provenant de la télévision. Car là est le problème majeur du film, on a plus l’impression de regarder un long documentaire (raté) qui ne se contente que de raconter les faits sans même approfondir ses personnages, ses enjeux, même le final du film est bâclé. Car le passage qui semblait être le plus important, c’est la remise en question et les aveux d’Armstrong ; or tout ceci est emballé en 5 minutes sans saveurs ni émotions. Et le film se conclut sur une série de cartons, ce qui est juste insupportable.

Pour ce qui est de l’interprétation de Foster, elle est juste banale, et la haine que l’on peut ressentir envers Armstrong est plus dût à l’écriture du film qu’au jeu de l’acteur lui-même. Quant à Chris O’Dowd, comme pour la série Girls, il s’avère être un acteur intéressant à suivre, ayons espoir qu’il trouve un excellent rôle pour se mettre en avant par l’avenir. Mais un des problèmes majeurs du film se trouve dans le choix d’un acteur : Guillaume Canet. De tous les choix aux mondes pour incarner un Italien, Frears a choisi Canet qui tente de faire un accent italien avec un horrible accent anglais. Erreur de casting sur le coup. Ah oui et il y a un caméo de Dustin Hoffman aussi, à moins que ce soit un vrai rôle, je ne sais pas trop.Et pour changer comme dans beaucoup de biopics, nous avons droit à une bande originale tellement clichée qu’on se demande si ce n’est pas une playlist Spotify.

Alors, que dire au final de The Program si ce n’est que, regarder le Tour de France s’avère être plus passionnant que ce film.

Stéphane Visse

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