[Critique] – « Seul sur Mars » : « Life on Mars » par Ridley Scott

Conspué depuis des années par les critiques et les spectateurs avec des films comme « Prometheus » ou « Exodus : Gods and Kings« , Ridley Scott risque de faire taire les haters en offrant l’un des blockbusters les plus simples mais surprenant par son ton décontracté : « Seul sur Mars » ou la quête de survie de Matt Damon sur la planète rouge adapté du roman d’Andy Weir.

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Après « Gravity«  et « Interstellar« , c’est au tour de Ridley Scott d’apporter sa vision du voyage interplanétaire un mois d’Octobre. Il combine les deux éléments principaux de ces films : Le sensationnalisme de Cuaron et la science de Nolan. Mais Scott a plus d’un tour dans son sac et évite le melting-pot de ces succès en y ajoutant un ingrédient réjouissant : De la décontraction.

Au lieu de tomber dans un registre du « survival » forcément sombre et introspectif comme bon nombre de ces prédécesseurs, le long-métrage préfère aborder une approche ludique de ce genre, rendant toute la noblesse du mot « divertissement ».

Sur des airs d’Abba et autres légendes du Disco, on est passionné de suivre les astuces de survie de cet astronaute joué par Matt Damon. Plein d’humour, on s’attache à ce personnage qu’on ne connaît pas vraiment mais qui nous donne immédiatement une approche sympathique. Cette sympathie semble d’ailleurs communicative puisque le reste du casting apporte des personnages hauts-en-couleurs, que ce soit Jessica Chastain en chef prise de remords, Jeff Daniels en Président de la NASA ou bien Donald Glover, parfait en nerd sauveteur rappelant son personnage de Troy dans « Community« .

L’ambiance « bon-enfant » de cette histoire ne met pas en écart la tension permanente du film. Mars est vu comme un milieu hostile et nouveau et n’offre aucun répît au personnage de Mark Whatney, qui ne baisse jamais les bras.

« Seul sur Mars » est donc une véritable surprise qui va là où ne l’attend jamais. Revigorant par son optimise, il nous donne la sensation d’avoir voyagé pendant deux heures et vingt-cinq minutes dans un autre monde hostile mais rempli de joie. Bien joué Ridley !

Victor Van De Kadsye

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