[Critique] – « Crazy Amy » : Un Apatow décevant.

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Un film de Judd Apatow est toujours un événement au sein des fans de la comédie américaine. Le nouveau maître de la comédie US revient dans la réalisation en exposant au grand public tout le talent de la comique américaine Amy Schumer. Laissant la place de scénariste à la comique, il montre cependant les faiblesses de son cinéma avec « Crazy Amy ».

Depuis sa plus tendre enfance, le père d’Amy n’a eu de cesse de lui répéter qu’il n’est pas réaliste d’être monogame. Devenue journaliste, Amy vit selon ce crédo – appréciant sa vie de jeune femme libre et désinhibée loin des relations amoureuses, qu’elle considère étouffantes et ennuyeuses ; mais en réalité, elle s’est un peu enlisée dans la routine. Quand elle se retrouve à craquer pour le sujet de son nouvel article, un brillant et charmant médecin du sport nommé Aaron Conners, Amy commence à se demander si les autres adultes, y compris ce type qui semble vraiment l’apprécier, n’auraient pas quelque chose à lui apprendre.

Comme toujours chez Apatow, « Crazy Amy« est une comédie se démarquant par son impertinence et ses moments de franches rigolades. Plus légère que ses précédentes réalisations, le film émerveille pour le talent d’Amy Schumer, débordante d’énergie et d’humour, et sa multitude de seconds rôles réussis dont ceux de Tilda Swinton, complètement métamorphosé une nouvelle fois, et Lebron James, plein d’auto-dérision. L’alchimie de l’actrice avec le comédien Bill Hader fonctionne et on est très attachés à ces personnages.

Démarrant sur les chapeaux de roues avec une présentation drôle et crue de la vie du personnage principale, notamment dans sa vie en couple avec un John Cena hilarant et surprenant, le plaisir de se retrouver devant un film de Judd Apatow s’estompe au fur et à mesure que le film avance tant le manque d’inspiration se fait ressentir. Le talent d’Amy Schumer est exposé à sa juste valeur mais son alliance avec les marques de fabriques d’Apatow marche en demi-teinte. Les blagues improvisés deviennent lourdes, le festival de caméos agace vers la fin et la simplicité de son histoire ne parvient pas à maintenir le rythme du cap habituel des deux heures de film (voire plus) chez Apatow.

« Crazy Amy » est donc un film extrêmement mineur dans la filmographie de Judd Apatow. Ne parvenant pas à être aussi culte qu’un « 40 ans, toujours puceau« , le film est facilement oubliable mais arrive quand même à faire rire et à redonner le sourire.

Victor Van De Kadsye

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