[Critique] – « Tangerine » : Un Noël pas comme les autres.

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La veille de Noël, une prostituée transsexuelle parcourt les rues de Los Angeles afin de retrouver son petit ami l’ayant trompé. Tourné à l’iPhone et acclamé à Sundance, « Tangerine » a tout pour attirer la hype des cinéphiles et leurs curiosité. Sorti sur nos écrans le 30 Décembre, ce conte de Noël hystérique ne laisse pas indifférent.

24 heures dans la vie d’une drôle de Cendrillon qui traverse la cité des anges à la recherche de sa rivale.

Durant un peu moins d’une heure et demie, cette virée à Los Angeles ne laisse aucun répit à ses personnages ainsi qu’aux spectateurs. Disputes verbales ou physiques et déambulations effrénées dans les rues sont au rendez-vous et pourraient résumer le film qu’à cela. Les scènes se succédant frénétiquement, l’impression que le scénario tourne en rond s’amplifie tout le long du film. Un rythme frénétique qui apporte une certaine fraîcheur au paysage « Sundancien » mais aussi de l’ennui, ou plus exactement de la lassitude, selon le public conquis ou pas.

Ce défaut n’enlève en rien le charme irrésistible du film, surtout remarquable pour la tendresse apporté aux personnages et sa mise en scène novatrice. En tournant avec un iPhone, Sean Baker crée une caméra libre, pouvant se faufiler dans touts les recoins de son environnement et donnant dans son mouvement la sensation d’être dans la frénésie des personnages et au plus près d’eux. Se servant de l’appareil avec brio, le réalisateur réfute immédiatement l’idée que l’iPhone n’est juste qu’un argument commercial et impose l’outil comme ayant une véritable portée cinématographique.

Sean Baker, en plus de son audace, marque les esprits pour ses personnages forts. Ces deux prostituées inséparables nous envoûtent et nous font passer par toutes les émotions possibles. Les performances de Kitana Kiki Rodriguez et Mya Taylor, actrices inconnues jusqu’à ce jour, sont à saluées pour leurs spontanéités. Accompagnées de seconds rôles tout aussi extravagants, le film se révélera être un conte de Noël détonnant, pouvant donner l’impression d’être réalisé par  Harmony Korine, sur l’amitié et la réconciliation.

Humain et fort, « Tangerine » inspire un sentiment de renouveau dans le cinéma indépendant. Bien que répétitif, Sean Baker signe un film agréable pour sa fraîcheur et pleine de spontanéité.

Victor Van De Kadsye

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