[Critique] – « Les Premiers, les Derniers » : De l’espoir après la fin du monde

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Deux chasseurs de primes parcourent les routes à la recherche d’un téléphone mystérieux tandis qu’au même moment, deux jeunes handicapés amoureux errent dans les rues dans une quête inconnu, tout cela dans une ambiance de fin du monde. Tel est le pitch de départ de ce western proposé par Bouli Lanners, le tout servi dans une ambiance très singulière.

Synopsis : Dans une plaine infinie balayée par le vent, Cochise et Gilou, deux inséparables chasseurs de prime, sont à la recherche d’un téléphone volé au contenu sensible. Leur chemin va croiser celui d’Esther et Willy, un couple en cavale.  Et si c’était la fin du monde ? Dans cette petite ville perdue où tout le monde échoue, retrouveront-ils ce que la nature humaine a de meilleur ? Ce sont peut-être les derniers hommes, mais ils ne sont pas très différents des premiers. 

Si les premiers plans peuvent laisser croire à une heure et demi pleine de noirceur, en raison de ces paysages en ruines et embrumés, « Les Premiers, Les Derniers » est un film qui étonne agréablement pour sa luminosité qui apparaît tout le long. Le ton grisâtre imposé par Lanners instaure une approche inconfortable au début, rappelant d’une certaine manière les paysages australiennes en ruines de « The Rover »de David Michod, mais à travers cette histoire surréaliste proche du cinéma de genre, les personnages comme le spectateur vont s’échapper de cet univers au fil des rencontres qu’ils feront tout le long.

Pour ce nouveau film, Lanners a réuni un casting des plus éclectiques avec des véritables « gueules » du cinéma. Le duo mené par Dupontel et Lanners porte une partie du film à lui tout seul, plein d’humanité, mais c’est surtout ce casting de seconds couteaux qui séduit tout le long. De Serge Riaboukine, éternel méchant du cinéma de genre français, à des grands comme Michael Lonsdale à Max von Sydow, sans oublier l’actrice fétiche de Xavier Dolan, Suzanne Clément. Ces gueules du cinéma attachent tout le long du film et contribuent à son étrangeté.

La structure du film, racontant deux histoires parallèles qui vont se rencontrer à de nombreuses reprises, rend la lecture de ce film intrigante et ne propose aucun temps mort. Utilisant le genre du drame drame comme étant propice à la fin du monde, le réalisateur/scénariste/acteur use des codes dramatiques du genre pour mieux dégager les nuages et ainsi exposer les rayons de soleil provoqués par les contacts avec autrui.

« Les Premiers, les Derniers » est un film touchant, touchant pour son propos universel traitant de la vie et le mort. Raconté sur la forme d’un film de genre singulier et servi par ses acteurs et sa photographie, ce road-movie particulier mérite le coup d’oeil.

Victor Van De Kadsye

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