« Zoolander 2 » : Un personnage passé de mode.

maxresdefault (1).jpg

« La Tour 2 Contrôle Infernale » présentait déjà en France cette triste maladie qu’ont les comédies actuellement, celle de ressusciter des longs-métrages cultes une dizaine d’années après le succès du film d’origine. Et ce fléau semble avoir toucher les Etats-Unis avec la suite de la comédie culte de Ben Stiller, sorti en 2001, à l’image de son personnage principal : Une suite has-been et fade qui ne parvient plus à capturer la force de son personnage principal.

Blue Steel. Le Tigre. Magnum… Des regards si puissants qu’ils arrêtent des shuriken en plein vol et déjouent les plans de domination mondiale les plus diaboliques. Un seul top model est capable de conjurer autant de puissance et de beauté dans une duck-face : Derek Zoolander ! Quinze ans après avoir envoyé Mugatu derrière les barreaux, Derek et son rival/meilleur ami Hansel, évincés de l’industrie de la mode suite à une terrible catastrophe, mènent des vies de reclus aux deux extrémités du globe. Mais lorsqu’un mystérieux assassin cible des popstars célèbres, les deux has-been des podiums se rendent à Rome pour reconquérir leur couronne de super mannequins et aider la belle Valentina, de la Fashion Police d’Interpol, à sauver le monde. Et la mode.

Comment résumer autrement « Zoolander 2 » comme n’étant qu’un défilé de caméos plus ou moins étranges (à retenir celui de Susan Boyle, grand moment de malaise). Victime de son précèdent succès, les vedettes se bousculent pour participer à ce grand retour et si l’effet de surprise peut fonctionner à certains moments, il est cependant dommage que cet artifice soit utilisé comme le principal ressort comique du film comme les innombrables retours au premier volet tels que le caméo de Billy Zane ou une variante du mythique Orange Mocha Frappucino. Et là est le problème du film.

Puisque cette suite ne propose rien de nouveau à l’horizon. Si les pitreries de Ben Stiller et Owen Wilson peuvent parfois amuser, on ne parvient pas à retrouver l’esprit à la fois si idiot et corrosif sur le monde de la monde tant ils étirent avec lourdeur et malaise les blagues qui ont fait le succès du premier film. Les temps ont changés et ce n’est pas en se moquant des hipsters et de la quête de jeunesse que le film parvient à raconter quelque chose de concret si ce n’est cette parodie de film d’action ratée. L’humour et les références au premier film semblent donc forcés et donnent un sentiment de « faux » des plus déplaisants.

Les gags et les personnages du premier volet reviennent pour des retrouvailles assez gênantes. Il est dommage de voir les auteurs de « Tonnerres sous les tropiques » ou du sous-estimée « La Vie Rêvée de Walter Mitty » aussi peu en forme qu’ils ne l’étaient autrefois. Derek Zoolander, n’essaie pas de nous le faire croire, tu as définitivement perdu ton « Magnum »…

Victor Van De Kadsye

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s