Critique – « Triple Nine » de John Hilcoat

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Quand sa première bande-annonce apparût au mois de Septembre dernier, « Triple Nine » suscitait une curiosité des plus grandes avec son atmosphère anxiogène et nerveuse accompagné d’un casting cinq étoiles. Cinq mois plus tard, le nouveau long-métrage de John Hilcoat déboule enfin sur nos écrans et laisse apparaître un goût amer de déception.

Ex-agent des Forces Spéciales, Michael Atwood et son équipe de flics corrompus attaquent une banque en plein jour. Alors qu’il enquête sur ce hold-up spectaculaire, l’inspecteur Jeffrey Allen ignore encore que son propre neveu Chris, policier intègre, est désormais le coéquipier de l’un des malfrats. À la tête de la mafia russo-israélienne, la redoutable Irina Vlaslov ordonne à l’équipe d’effectuer un dernier braquage extrêmement risqué. Michael ne voit qu’une seule issue : détourner l’attention de l’ensemble des forces de police en déclenchant un code « 999 » – signifiant « Un policier est à terre ». Mais rien ne se passe comme prévu…

Démarrant sur les chapeaux de roue avec un braquage explosif, « Triple Nine » va immédiatement montrer ses premiers signes de faiblesses en sous-exploitant éternellement tout le potentiel qu’il avait.

Des acteurs de prestige au service de personnages creux et peu inspirés (mention spécial à celui joué par Woody Harrelson, s’auto-caricaturant dans son accent et son rôle de flic cynique accro à la boisson) au scénario convenu. Il est évident que le film ne brille pas pour sa nouveauté dans son déroulement, ce qui est dommage pour un film au pitch si radical montrant qu’il n’y ait plus de réelles frontières entre l’autorité et la criminalité.

Néanmoins, il sort de ce thriller une nervosité palpable tout le long du film plongeant le spectateur dans des scènes de tensions haletantes, dispersés sur les 1h56 de film, qui empêche le public de tomber dans les bras de Morphée malgré une fin interminable  peu palpitante. Les scènes de braquages électrisent le film tandis que les scènes de poursuites nous tiennent constamment en haleine.

« Triple Nine » est un polar électrique divertissant à regarder. Confirmé par un bide et des critiques assassines aux Etats-Unis, il aurait pu laisser un impact impressionnant si son casting ne servait pas uniquement d’argument marketing et n’était pas tomber dans des clichés alourdissants. John Hilcoat ne signe donc pas le casse du siècle avec ce film.

Victor Van De Kadsye

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