« Demolition » : Jake Gyllenhall touchant en « Demolition Man »

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On l’avait quitté sous le douce mélodie d’El Condor Pasa l’année dernière dans « Wild« , le réalisateur québecquois Jean-Marc Vallée est de retour pour un nouveau portrait de personnage brisé : Cette fois-ci, le metteur-en-scène collabore avec Jake Gyllenhaal pour « Demolition », comédie dramatique touchant sur le deuil.

Banquier d’affaires ayant brillamment réussi, Davis  a perdu le goût de vivre depuis que sa femme est décédée dans un tragique accident de voiture. Malgré son beau-père qui le pousse à se ressaisir, il sombre de plus en plus. Un jour, il envoie une lettre de réclamation à une société de distributeurs automatiques, puis lui adresse d’autres courriers où il livre des souvenirs personnels. Jusqu’au moment où sa correspondance attire l’attention de Karen, la responsable du service clients. Peu à peu, une relation se noue entre eux. Entre Karen et son fils de 15 ans, Davis se reconstruit, commençant d’abord par faire table rase de sa vie passée …

Avec un sujet si difficile à traiter sans sombrer dans la facilité, il est surprenant de voir le film s’orienter vers différents thèmes tout en ne perdant pas le fil conducteur au personnage principal et aux spectateurs. En rencontrant de nombreuses personnalités aussi différentes soient-elles, le personnage de Gyllenhaal va mener un parcours pour se reconstruire après un traumatisme évident, à l’instar des personnages de Matthew McConaughey dans « Dallas Buyers Club » et Reese Witherspoon dans « Wild » qui vaincront préjugés ou culpabilités pour  ressortir meilleurs que jamais.

« Demolition » tend plus vers la comédie dramatique plutôt que le drame pur et dur et procure la sensation d’être dans un ascenseur émotionnel par les saillies comiques proche du malaise offert par Jake Gyllenhaal, n’ayant ici plus besoin de dévoiler touts ses talents. Sa complicité avec les autres personnages transpire un optimisme sans précédent, notamment avec Naomi Watts et Judah Lewis, un duo mère/fils servant de clivage à l’état dépressionnaire de notre personnage principal.

Moins long que ses précédents longs-métrages, durant ici 1h40Vallée semble avoir retenu les leçons de ses précédents films et va directement droit au but. Quelques rebondissements apparaissent sans pour autant que le réalisateur s’attarde longuement dessus et fait progresser son histoire sans aucun temps mort.

On ressort avec le sourire aux lèvres de « Demolition« ,  l’envie de danser dans la rue sur « Crazy on You » nous envahissant l’esprit. Jean-Marc Vallée touche le spectateur en plein coeur avec cette reconstruction à base de rencontres et de séances intenses de démolissage.

Victor Van De Kadsye

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