« Everybody Wants Some » : Trop de souvenirs de ma jeunesse

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Remis du succès mondiale des multiples prouesses de « Boyhood« , l’un des rois du cinéma indépendants américains, Richard Linklater, est de retour avec un nouveau film aussi virevoltant qu’ont pu l’être ses précédentes oeuvres. Sortez vos casquettes de base-balls et vos vinyls car le voyage dans les années 80 d’Everybody Wants Some est plus que réussi.

Dans les années 80, suivez les premières heures de Jake sur un campus universitaire. Avec ses nouveaux amis, étudiants comme lui, il va découvrir les libertés et les responsabilités de l’âge adulte. Il va surtout passer le meilleur week-end de sa vie…

A l’horizon, rien de nouveau dans la continuité cinématographique du réalisateur. Loin de ses expériences avec la rotoscopie ou d’un tournage s’étirant sur douze ans, Linklater propose une nouvelle fois une chronique nostalgique sur la jeunesse américaine effaçant subtilement sa mise-en-scène au profit d’une écriture flamboyante.

S’ouvrant sur le mythique « My Sharona » des Knacks, cette pré-rentrée universitaire n’offre aucun repos à ses personnages ainsi qu’au spectateur qui contemple leurs frasques avec hilarité. Les situations cocasses s’enchaînent et la nostalgie pourra revenir à certains grâce à ces enchaînements de séquences de beuveries et de fêtes extravagantes. Une attitude un peu lourdingue à l’égard certains spectateurs mais si ce comportement de notre bande de bras cassés peut rebuter à juste titre, il est important de souligner le soin apporté à l’écriture qui offre irrémédiablement un profond attache à ces protagonistes, clichés certes, mais indéniablement sympathiques.

Il découle de ce film une certaine impertinence pleine de vie qui fait plaisir à voir dans le paysage cinématographique actuel. Après l’épopée amoureuse européenne de Jeese et Céline dans la trilogie du « Before » (à voir impérativement par amour du cinéma) et la vie d’un enfant dans les suburbs dans « Boyhood », Linklater offre un hymne à la jeunesse et à l’insouciance merveilleuse offrant une belle échappée dans ce monde souvent morose.

Offrant son flot de scènes magiques (dont une formidable sur du Rapper’s Delight), « Everybody Wants Some » est une comédie détonante qui manquera pas à certains de raviver une flamme nostalgique. Rires et tendresses sont donc garantis !

Victor Van De Kadsye

 

 

 

 

 

 

 

 

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