[Critique] – Eddie The Eagle – Dexter Fletcher

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Eddie The Eagle, réalisé par le britannique Dexter Fletcher, est un biopic haut en couleurs qui nous conte le parcours d’Eddie Edwards, athlète britannique, aujourd’hui oublié, qui malgré un très faible niveau sportif a réussi à se qualifier pour les Jeux Olympiques, accomplissant ainsi un rêve d’enfant.

Eddie Edwards est interprété par Taron Egerton qui, pour s’immiscer au maximum dans la peau du britannique, est allé jusqu’à reprendre le prognathisme du sportif. Ce rôle, bien loin de celui de « Kingsman », nous montre que le jeune acteur est capable de beaucoup pour de futurs rôles. Tantôt agaçant, tantôt touchant, son personnage nous en fait voir de toutes les couleurs et on ne peut que s’éprendre d’affection pour lui. Sa volonté de réussir ne peut que toucher le spectateur tant elle est importante.

Le parcours d’Eddie Edwards, et sa sélection aux Jeux Olympiques, sont aussi symbolisés par la rencontre d’un coach, Branson Peary, campé par Hugh Jackman. Avec ce rôle, l’acteur australien livre toute la folie qu’il a en lui, et son duo avec Egerton fonctionne parfaitement. Même s’il est parfois détestable, Jackman n’en est pas moins touchant, et complète à la perfection son complice de jeu. Enfin, la présence, même si très très minime, de Christopher Walken est plaisante. L’acteur impose son charisme et parvient toujours à se faire respecter. La classe.

Eddie The Eagle (surnom d’Eddie Edwards, son vrai prénom étant même Michael) est un excellent feel-good movie qui donne la pêche, devant lequel on ne s’ennuie pas. Toutefois, il est vrai que le scénario est prévisible, même si l’on ne connaît pas l’histoire du sportif, et les moyens que se donnent Dexter Fletcher dans la photographie sont basiques. Mais parfois, il faut faire simple pour que ça marche et ici, c’est le cas. Les plans de saut à ski ne pouvant que rappeler les films des années 50 avec les décors roulantes. Les décours eux, ne pourront que ravir les fans de montagne, tant ils font rêver.

Le troisième long-métrage de Dexter Fletcher est donc un très agréable moment de cinéma et une très bonne surprise. Il est également agréable de voir que ce biopic sur des personnes qui ont connu leur quart d’heure de célébrité, et non pas sur une rockstar, et on ne peut donc considérer « Eddie The Eagle » comme un petit hommage à Eddie Edwards, à la personnalité singulière et au passé improbable.

Zoran Paquot

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