« Café Society » : Une ouverture cannoise pleine de charme signée Woody Allen

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Cinq années se sont écoulées depuis la projection de « Minuit à Paris » à Cannes, en guise d’ouverture au Festival. Quatre films passèrent et Woody Allen marque donc son retour à la Croisette pour inaugurer la fête du Cinéma avec « Café Society« , un film charmant sur le Hollywood des années 30.

New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n’est pas libre et il doit se contenter de son amitié. 
Jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l’horizon s’éclaire pour Bobby et l’amour semble à portée de main…

Le passée d’Hollywood semble avoir le vent en poupe auprès des auteurs américains. Après une vision mythologique et délirante des studios hollywoodiens des années 50 dans « Avé César » des frères Coen en Février, c’est au tour du légendaire cinéaste névrosé de raconter son histoire autour du glamour et des célébrités des années 30. Et le moins qu’on puisse est que Woody frappe à nouveau !

Hollywood est une ville tragique et artificielle, Woody Allen nous le balance en pleine face dès que son film commence avec les mésaventures de son nouvel héros « Allenien », pleine d’illusions sur la ville du cinéma qui retomberont aussi secs. Mais l’amour apparaît sous les traits de la lumineuse Kirsten Stewart et se montre comme le seul signe de vérité sous les paillettes en dépit de toutes les conséquences qu’il peut provoquer.

Sous la caméra d’Allen, on retrouve à l’écran Jeese Eisenberg, apparaissant comme étant un parfait alter-ego du metteur-en-scène tant dans la gestuelle que dans la personnalité pleine de craintes, ainsi que Kristen Stewart, splendide en jouant une jeune femme troublée par ses rêves, illuminée par la sublime lumière de Vittorio Storaro. Après Emma Stone pour ses derniers films, Kristen est en passe de devenir la nouvelle muse du réalisateur tant elle dégage un rôle aussi pétillant pouvant rappeler Mia Farrow dans « La Rose Pourpre du Caire » ou « Annie Hall« . Le duo absorbe le film tout le long tant il en découle une superbe romance. Steve Carrel, en producteur trop pris par son travail, ainsi que Corey Stoll et Blake Lively répondent aussi présent et font des étincelles à chacune de leurs scènes.

« Café Society » ouvre le Festival de Cannes avec charme. Par son rythme comique effréné, pouvant rappeler le genre de la « screw-ball comedy » par l’époque, ses personnages hauts-en-couleurs et ses qui-proquo, et son charme inégalable, Woody Allen nous signe l’un de ses films les plus drôles et surtout l’un des plus doux depuis des années.

Victor Van De Kadsye

 

 

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