« X-Men – Apocalypse » : L’erreur de parcours ?

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Lors d’une escapade au cinéma, la jeune Jean Grey (sous les traits de Sophie Turner, ayant tout juste échappé à Ramsey Bolton dans « Game Of Thrones« ) énonce l’idée que le troisième volet d’une trilogie est généralement le moins bon. Une idée assez drôle, quand on sait qu’elle est destinée à la première trilogie « X-Men » et son blâmé « Affrontement Final« , mais qui se retourne sévèrement contre elle puisque après deux opus ayant placé la barre très haute, « Apocalypse » n’échappe pas à cette « malédiction » du troisième opus et interroge  sur le sort des super-héros au cinéma.

Depuis les origines de la civilisation, Apocalypse, le tout premier mutant, a absorbé de nombreux pouvoirs, devenant à la fois immortel et invincible, adoré comme un dieu. Se réveillant après un sommeil de plusieurs milliers d’années et désillusionné par le monde qu’il découvre, il réunit de puissants mutants dont Magneto pour nettoyer l’humanité et régner sur un nouvel ordre. Raven et Professeur X vont joindre leurs forces pour affronter leur plus dangereux ennemi et sauver l’humanité d’une destruction totale.

Réalisé par Bryan Singer, auteur connu des fans pour avoir lancé la licence « X-Men » au cinéma, ce troisième volet suscite une véritable incompréhension. Quand Marvel Studios lasse en racontant la même histoire dans son Marvel Cinematic Universe ou lorsque Zack Snyder déchaîne la critique avec le combat entre Batman et SupermanSinger était attendu au tournant pour apporter du sang neuf dans cette année triste en blockbuster héroïque. « Days of Future Past« , précédent film X-Men, avait fait un consensus inouï pour avoir offert une suite riche en inventivité et en écriture, s’attardant sur chaque personnage sans paraître superflu. Un succès critique et public dont l’influence sur ce troisième volet s’avère dommage.

« Apocalypse » ressemble à une pâle copie de son prédécesseur avec comme unique enjeu celui de paraître le plus impersonnel possible. Touts les éléments marquants des précédents films (Auschwitz, séquence musicale rétro avec le personnage de Quicksilver, caméo de Wolverine) apparaissent vides de tout impact narratif et public, faisant juste du sur-place sur deux heures et trente minutes de film pour ne rien raconter de très intéressant. Attendez-vous juste à un mutant sur-puissant, incarné par un Oscar Isaac transparent à l’écran (et croyez-moi, je n’aurais jamais cru écrire ceci un jour), voulant détruire la planète du mal humain et qui sera affronté par la bande de mutants reformé.

Rien ne semble dramatique, rien ne semble dangereux pour nos héros, rien ne parait pertinent dans les sous-intrigues et rien n’apparaît exploité à juste valeur. L’une des principales qualités des X-Men est celle d’avoir toujours proposé des personnages forts auxquelles on pouvait immédiatement se reconnaître, parcourant les recoins de l’humanité. Ici, tout paraît surfait et cliché. Le background de Magneto, après sa fuite du deuxième volet, peine à toucher tant ceci est vite expédié. James McAvoy et Michael Fasssbender ont l’air de ne plus croire au projet, seul Jennifer Lawrence tire son épingle du jeu en retrouvant une Mystique troublée quant à son rôle dans l’intégration des mutants dans la société.

Bryan Singer déçoit donc, non seulement pour avoir signer un X-Men raté, mais surtout pour n’avoir su offrir un nouveau souffle tant attendu aux films de super-héros auprès du grand public.

Victor Van De Kadsye

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