« Le Monde de Dory », un film symptomatique de la malédiction Pixar.

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Les studios Pixar fonctionnent comme un temps d’été au Nord de la France : Lorsqu’un de leurs longs-métrages rayonne comme un soleil auprès du public, un orage suivi d’inondations surgit dans le paysage. Le torrent d’émotion « Toy Story 3 » avait donné les anecdotiques « Cars 2« , « Rebelle » et « Monstres Academy » puis le bouleversant « Vice-Versa » l’an dernier nous livre par la suite un voyage initiatique convenu (« Le Voyage d’Arlo« ) et le pétard mouillé qu’est « Le Monde de Dory« .

Dory, le poisson chirurgien bleu amnésique, retrouve ses amis Nemo et Marin. Tous trois se lancent à la recherche du passé de Dory. Pourra-t-elle retrouver ses souvenirs ? Qui sont ses parents ? Et où a-t-elle bien pu apprendre à parler la langue des baleines ?

Cette fois-ci, ce n’est non plus le père partant à la recherche de son enfant mais la situation inverse. Dory, le poisson-chirurgien amnésique, est donc à la recherche de ses parents et va retrouver des bribes de souvenirs au fur et à mesure que sa quête avance.

Douze ans après l’immense succès du premier, on retrouve les poissons qui ont marqués notre enfance. Nemo, Marin et Dory répondent présents pour une nouvelle aventure riche en platitude et en gags enfantins perdant le fil des spectateurs les plus adultes des studios d’animations. Ou sont passés les différents niveaux de lecture de « Vice-Versa« ,  l’ascenseur émotionnel de « Là-haut » ou même l’inventivité présente dans « Le Monde de Nemo » ? Pixar semble avoir choisi la voie de l’opportunisme avec ces retrouvailles en demi-teinte qui laissent aux spectateurs adultes un goût aussi salé que la mer en fin de projection.

Faire une suite d’un immense succès au bout d’une dizaine d’années relevait d’une certaine audace mais aussi d’un flagrant opportunisme. Un opportunisme qui aurait pu être excusé si le film se renouvelait tout en gardant les ingrédients de son premier succès, or, il est assez décevant de se retrouver devant une redite du premier volet sans aucune once d’émotion et d’aventure. Quelques moments de tendresses survolent la totalité du film mais rien n’y fait, on s’ennuie de pied ferme.

Les enfants trouveront leur compte avec un humour enfantin, à un tel point qu’on se croirait se retrouver devant une production Dreamworks, mais « Le Monde de Dory » est une immense déception pour les jeunes adultes ayant grandi avec le premier volet. On avait l’habitude de voir Pixar plus mature dans leur domaine…

Victor Van De Kadsye

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