[Critique] – « Conjuring 2 : Le Cas Enfield » – James Wan

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« If there something strange in your neighborhood, who you gonna call ? GHOSBUSTERS !« . Non, l’objet de cet article ne concerne pas le reboot de « Ghostbusters », pour cela il faudra attendre le mois d’Août prochain, mais concerne en revanche les nouvelles aventures des chasseurs de démons Ed et Lorraine Warren, devant cette fois-ci chasser un démon possédant une enfant ainsi que la malédiction des suites filmiques. Est-ce qu’ils sont sortis vainqueurs de ces combats, pas sûr…

Lorraine et Ed Warren se rendent dans le nord de Londres pour venir en aide à une mère qui élève seule ses quatre enfants dans une maison hantée par des esprits maléfiques. Il s’agira d’une de leurs enquêtes paranormales les plus terrifiantes…

En voulant trop s’approcher du feu, on se brûle les ailes. Si James Wan prouve encore une fois qu’il n’est pas qu’un simple faiseur de commandes, apportant aux genres qu’il manipule son idéal, le fait de se retrouver devant une suite convenue ressemblant trait pour trait au premier volet déçoit.

Ed et Lorraine Warren sont de retour pour protéger une famille anglais victime de démons malveillants et affronter un trauma du à l’une de leurs précédentes enquêtes à Amityville. Une intrigue classique en soi qui n’aurait pas été un problème si le film ne s’égarait pas dans sa durée comparable à un blockbuster (2h10). La mise en scène offre à certains moments des scènes de terreur efficaces (dont un plan-fixe impressionnant utilisant le flou à merveille pour nous angoisser) mais ne parvient pas à combler les longueurs du film, allant même jusqu’à mettre une succession de jump-scares en mode automatique pour cacher ses difficultés à progresser.

Pour la première fois, James Wan nous paraît peu inspiré face à son travail. Lui qui créait toujours la surprise dans ses films (avec bon ou mauvais goût) nous étonne paradoxalement avec ces redites de son cinéma, paraissant d’avantage comme des traits de paresses plus qu’un effet de style. Ainsi, on retrouve les mêmes esprits démoniaques aux traits grossièrement cadavériques et les mêmes entités renvoyant aux contes et légendes de l’enfance (dont un ressemblant à Jack Skellington), le film ne surprend guère et donne l’impression de se retrouver devant « Insidious » ou le premier « Conjuring« .

En revanche, le soin apporté à l’écriture sauve l’intérêt de ce second volet paresseux. Le couple Warren, porté à l’écran par Patrick Wilson et Vera Farmiga, a toujours droit à notre capitale sympathie. Apparaissant moins sûr d’eux et étant constamment mis en doute par les autres protagonistes, la fragilité des deux héros se maintient constamment grâce à leur inébranlable volonté d’aider autrui et leur soutien mutuel. Encore une fois, Wan apporte toute son empathie aux héros ainsi qu’aux victimes, tous aussi bluffants les uns que les autres pour nous faire frémir ou nous émouvoir.

« Conjuring 2 » offre des scènes terrifiantes et un couple d’héros toujours aussi solide mais peine cruellement à surprendre, procurant par conséquent un certain ennui. Un troisième volet serait prévu, reste à voir si le film tiendra des erreurs de son prédécesseur…

Victor Van De Kadsye

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