« Tarzan » : L’errance de David Yates dans la jungle numérique.

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Pauvre David Yates… Tant conspué après avoir signé les « Harry Potter » les plus critiqués par le public , le réalisateur subit une véritable pression professionnelle cette année avec le retour de la sorcellerie dans « Les Animaux Fantastiques » en Novembre prochain mais aussi, dès aujourd’hui, les nouvelles aventures du mythe Tarzan créé par Edgar Rice Burroughs. La pression risque d’accroître très rapidement pour lui et ses « Animaux Fantastiques » vu la gêné provoqué par ce reboot de l’homme de la jungle.

Après avoir grandi dans la jungle africaine, Tarzan a renoué avec ses origines aristocratiques, répondant désormais au nom de John Clayton, Lord Greystoke. Il mène une vie paisible auprès de son épouse Jane jusqu’au jour où il est convié au Congo en tant qu’émissaire du Commerce. Mais il est loin de se douter du piège qui l’attend. Car le redoutable belge Leon Rom est bien décidé à l’utiliser pour assouvir sa soif de vengeance et sa cupidité…

Détracteurs du tout numérique, ce film ne sera définitivement pas fait pour vous. Pendant une heure et quarante-sept minutes, paraissant interminables, on subit un véritable déluge d’effets spéciaux devenant de plus en plus fade au fil du long-métrage, nous brûlant la rétine et nous faisant immédiatement sortir de cette jungle numérique, auquel on ne croit pas une seule seconde. Aucun souffle épique n’est retranscrit à l’écran et les balades en lianes indigestes et les animaux en image de synthèses ne nous impressionnent guère, un comble pour un film censé impressionner par ces éléments.

Et s’il y avait que ça pour poser problème… Parce que non seulement « Tarzan » fait l’exploit d’être un véritable accident numérique mais le film a aussi l’audace de proposer un scénario vide de tout sens logique et de profondeur. C’est simple : Tarzan et Jane retournent en Afrique, un méchant veut tuer Tarzan et va demander à un autre méchant joué par Christoph Waltz (pléonasme) de le capturer, Jane se fait kidnappé et Tarzan part à sa recherche. L’intégralité du film tient sur ces quelques lignes, en proposant une pléiade de flash-backs placés n’importe comment sur les origines du héros et de nombreuses blagues très douteuses.

Rien n’est à sauver dans cet accident industriel. Les acteurs se demandent ce qu’ils font là-dedans, ce qui est triste pour un acteur comme Christoph Waltz cantonné à jouer les éternels méchants, et on s’ennuie fermement devant. Circulez, y’a rien à voir !

Victor Van De Kadsye

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