« Nerve », un teen-movie qui éNERVE.

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L’été 2016 aura été marqué par un effet de mode infect : Celui de râler sur n’importe quel sujet pour aboutir à aucun résultat. Des sujets politiques pour certains et des éléments de la pop-culture pour d’autres. Le succès du jeu « Pokémon Go! » sur les smartphones aura fait irriter les plus aigris ne voyant que les potentiels dérives (à ne pas laisser de côté quand même) plutôt que de voir les bienfaits que le jeu aura pu faire à certains, notamment en termes de rencontres. Cette haine injustifiée aura pris forme filmique avec ce pamphlet guimauve qu’est « Nerve« , film qui donnerait l’impression que le plus mauvais épisode de « Black Mirror » aurait rencontré un roman de John Green.

En participant à Nerve, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent. Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…

Inutile de s’attarder sur l’histoire, prétexte aux romances niaiseuses et autres lourdeurs, « Nerve » n’a rien du film subversif et pamphlétaire qu’il aurait pu être. Préférant se concentrer sur un parcours initiatique (réservé au talent sous-exploité d’Emma Roberts) revu à la masse, le film ne fait qu’enfoncer à grand coups de haches les portes ouvertes à la critique balourde des réseaux sociaux. Voulant se donner un air de « m’as-tu-vu » en y voyant que les idées négatifs à tendance conservatrice, le film exaspère à prendre son public (majoritairement adolescent) pour une gigantesque masse obnubilé par une quête de popularité via le nombre de likes.

La mise en scène du film aura le mérite de ne pas endormir les spectateurs les plus ennuyés, avec ses couleurs flashy et sa bande-son très ancré dans son époque (Jungle, Icona Pop etc…), mais souffre d’une incroyable redondance au vu des autres romances pour adolescents sortis auparavant donnant plus l’impression de se retrouver devant un « Projet X » que devant « Her » ou « The Social Network« . Quant à Dave Franco et Emma Roberts, il serait grand temps de leur donner des rôles à la hauteur de leurs talents plutôt que de les enfermer dans les mêmes types de productions.

« Nerve » ne propose rien de nouveau sur les réseaux sociaux, n’offrant juste une vision rétrograde d’une époque moderne.

Victor Van De Kadsye

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