« Comancheria » et « Infiltrator » : American Crime Stories

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L’histoire des Etats-Unis est à l’honneur du cinéma cette semaine avec « Comancheria« , néo-western efficace de David MacKenzie, et « Infiltrator« , page soporifique sur la traque de Pablo Escobar dans les années 80.

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« Comancheria » explore une Amérique ravagée par la crise économique de 2008 sur fond de violences et de tragédie familiale, des thèmes déjà abordés dans le puissant drame du même réalisateur « Les Poings contre les murs » sorti en 2014. On retrouve Chris Pine, évadé de l’USS Enterprise pour braquer des banques accompagné dans son psychotique frère incarné par Ben Foster. Les deux frères acolytes seront pourchassés par un Jeff Bridges, impérial en Texas Ranger à tendance raciste et radical dans ses méthodes.

Mackenzie propose un film de genre aussi efficace que son propos désabusé sur le système financier. Reprenant les codes habituelles du Western pour mieux les transporter à notre époque, on se retrouve face à une oeuvre à la rage et à la violence que l’on pourrait retrouver chez d’autres grands maîtres du genre. Un bémol cependant sur un coup de mou présent avant le troisième acte mais qui ne nuit pas aux indéniables qualités du film.

« Comancheria » est un film détonnant, aux scènes percutantes, posant une réflexion juste et amer sur la violence des banques.


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En revanche, on ne peut pas trouver les mêmes qualités pour « Infiltrator« . Le film de Brad Furman nous plonge dans les Etats-Unis des années Reagan. Nightclubs, drogue et tubes FM à fond, on se retrouve devant un ersatz d’Oliver Stone (regardez plutôt le très sous-estimé « Savages« ) qui se contente tout simplement de raconter une énième histoire d’infiltration risquée (et soporifique)  avec ses trahisons et autres embarras.

Déclarant rien de nouveau sur les méthodes d’infiltrations des Etats-Unis ainsi que sur la violence du trafic de drogues, le film suscite comme seul intérêt celui de nous dévoiler une galerie de personnages des plus humains sans aucun manichéisme. Ceux qui pensent faire ce que est juste pour réduire la violence ne feront que trahir la confiance de nombreuses personnes en entrant dans leurs vies privées, dévoilant ainsi une part plus respectueuse (respect amicale, familiale) de la vie de nombreux criminels. Le trio Bryan Cranston/Diane Kruger/John Leguizamo fait des étincelles bien qu’il soit dommage de toujours retrouver ces acteurs dans des films peu inoubliables.

Deux facettes de l’histoire des Etats-Unis sont ainsi dévoilés sur nos écrans : Un néo-western qui utilise son contexte pour travailler un genre cinématographique et une reconstitution peu original de l’Amérique Reagan.

Victor Van De Kadsye

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