« Kubo et l’armure magique » : Les studios Laïka ont encore frappés.

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Tout d’abord, comment ne pas être intéressé par un film où Furiosa devient un singe combattant deux Thérèse Belivet démoniaques ? Cette idée suffit à elle-seule de payer votre ticket afin de découvrir l’histoire de Kubo. Mais ce dernier projet des studios Laïka, à qui nous devons les merveilleux « Coraline » et « ParaNorman« , mérite le déplacement aussi pour son habilité à nous surprendre constamment et à nous en mettre plein les yeux.

Encore une fois, le studio d’animation indépendant nous transperce le coeur avec un sabre émotionnel sans précédent. A l’instar de « ParaNorman« , petit conte horrifique parfait pour enfants, « Kubo et l’armure magique » est une oeuvre unique au sein de l’animation traditionnelle mainstream. Partant sur une structure assez classique, le « Monomythe » de Joseph Campbell où le jeune héros qui va se former au fil des péripéties, le film s’orientera ensuite vers un bouleversant plaidoyer à l’être humain et ses vertus avec un protagoniste principal se battant non plus contre des monstres mais bel et bien symboliquement contre les méfaits de la vie tels que la mort et la destruction de ce qui nous entoure. Et cela jusqu’à un climax ahurissant où le héros se doit d’affronter un Ralph Fiennes prenant la forme d’un dragon.

Sans cesse inventif, ce conte nous éblouit par sa splendeur visuelle et ses multiples idées symboliques. Ne serait-ce que cette façon remarquable de faire un hymne aux histoires racontées nous suivant tout au long de notre parcours par ces origamis magiques prenant forme des légendes connus du jeune héros. Au-delà du symbole, le film est un véritable régal pour les yeux et l’imaginaire, les studios maîtrisent les éléments de décors, les mouvements des personnages et un dynamisme de manière si excellente que ça en relève de l’indécence.

Le film n’oublie pas de manier ses émotions pour le jeune et grand public. Passant des rires en larmes par les gags d’un Scarabée samouraï amnésique doublé par Matthew McConaughey à un climax bouleversant, on monte avec « Kubo » dans un ascenseur émotionnel sans précédent et cela jusqu’au très beau générique de fin porté par la voix de Regina Spektor. Pour terminer, un petit mot pour vous inciter à voir le film en Version Originale : Un casting composé de Charlize Theron, Matthew McConaughey, Rooney Mara, Ralph Fiennes et George Takei ne peut être que parfait.

Après les triomphes de « Zootopie« , « Le Garçon et la Bête » et « Anomalisa« , « Kubo et l’armure magique » est un film à rajouter parmi les réussites animées de l’année. Novateur et sublime, on ressort de notre séance émerveillée avec l’envie de partir en quête avec un scarabée et un singe.

Victor Van De Kadsye

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