« Miss Peregrine » : Blue Bird in a (very bad) blizzard.

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Depuis quelques années, le constat est toujours le même : Tim Burton a perdu de son aura d’autrefois. On regrette la magie de « Beetlejuice« , on pleure l’émotion de Big Fish et la passion de « Ed Wood » nous manque. Et comme à chaque nouvelle sortie Burtonienne, on espère que le metteur-en-scène nous surprenne de plein fouet avec une oeuvre flamboyante. Ce n’est pas avec son nouveau projet que les choses vont s’arranger…

Avec ce film, Burton s’attaque à un récent best-seller de la littérature jeunesse pour signer ici son oeuvre la plus impersonnelle de sa carrière. La platitude de la mise-en-scène de « Big Eyes » avait le mérite de laisser place à une introspection suffisamment intéressante pour ne pas se planter complètement tandis qu’ici, rien de Tim Burton n’apparaît chez « Miss Pérégrine et les enfants particuliers« . Si on retrouve l’amour à la marginalité (malgré une polémique bienvenue sur le manque de diversité dans ses films) à travers cette histoire évoquant la tragédie de la Shoah, rien dans l’imagerie ne pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un film réalisé par celui qui nous a fait rêver avec « Les Noces Funèbres » ou « Edward aux mains d’argents« , excepté deux-trois séquences en stop-motions pouvant très rapidement introduire l’univers du réalisateur à un public bien jeune.

Touts les clichés des adaptations pour adolescents s’empilent, entre les traditionnelles et prévisibles romances et les grands acteurs jouant les méchants (coucou Samuel L.Jackson), et nous laissent dépités devant un tel manque d’originalité. La folie de Burton s’est évaporé pour laisser place à un produit creux. La seule à offrir un vent de fraîcheur à cette histoire est l’inégalable Eva Green. Après sa magnifique escapade chez Gregg Araki dans « White Bird in a Blizzard« , l’actrice est de retour avec force et brio dans le rôle de cette directrice intransigeante aux règles et à la sécurités de ses élèves. S’accompagne autour d’elle une galerie d’acteurs cantonnés à des seconds rôles tels que Kim Dickens, Judi Dench, Chris O’Dowd ou encore Rupert Everett. En revanche, Samuel L Jackson fait de la peine à voir pour sa nouvelle performance en tant que méchant sous contrat avec la Fox.

Tim Burton enchaîne donc déception sur déception. « Miss Pérégrine et les enfants particuliers » manque cruellement de rythme sur ces 2h05, peinant à surprendre et à émerveiller ses spectateurs. La magie Tim Burton s’est donc envolée pour de bon…

Victor Van De Kadsye

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