« Don’t Breathe » : A bout de souffle

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Il suffit parfois d’une simple idée pour faire un excellent film. Prenez « Don’t Breathe« , nouveau film de Fede Alvarez, et son synopsis de base : Trois jeunes  cambrioleurs de Détroit débarquent dans la maison d’un vétéran de guerre aveugle. Un concept simple qui donne lieu ici à une débauche d’ingéniosité pour captiver et terroriser ses personnages et surtout, ses spectateurs.

Dès son premier plan ténébreux en vue aérienne, on sait d’ores et déjà que « Don’t Breathe » sera une partie de plaisir pour frisonner un grand coup. Alvarez sait créer une tension redoutable en proposant de nombreux enjeux à ses personnages. Des enjeux sociaux (quitter un Détroit en ruines pour nos trois anti-héros) et d’autres plus instinctives (s’enfuir coûte que coûte du prédateur) se confrontent habilement pour manier un suspens aussi divertissant que malsain.

Une fois les enjeux mis en places rapidement (dix minutes à tout casser), le survival pur et dur commence avec son festival d’inventions de peurs et de mise-en-scène en tout genres. A travers un plan-séquence immersif dans cette demeure inconnue, une galerie  de fusils de Tchekov (qui consiste a exposé un indice pour y revenir plus tard dans l’histoire) nous est exposée en pleine figure indiquant les éléments-clés du film pour nous coller une peur bleue durant 1h30.

Enjeux placés, écriture et ambiance placés, il ne reste plus qu’une seule chose pour réussir ce parfait tiercé : La mise en scène. Encore une fois, nous sommes gâtés puisque jamais une mise en scène n’aura été récemment aussi bien exploité pour jouer avec nos sens  dans ce (presque) huis-clos étouffant. Ici, la terreur ne se résume qu’à deux éléments : Le bruit et la vue. Le moindre petit son émis par un léger pas peut s’avérer fatal, la moindre respiration s’avérera être une sentence de mort faute à un Stephen Lang magistral en vétéran bestial et brisé.

Intelligent et malsain, « Don’t Breathe » est la parfaite série B horrifique à voir actuellement. Là où les films d’épouvantes se remarquaient de plus en plus en lorgnant vers l’arty (comme en témoigne les excellents « It Follows » et « The Witch » récemment), il est très réjouissant de tomber sur une série B populaire, remplissant parfaitement son rôle de divertissement avec une grande dose d’ingéniosité. Avec ce film, Fede Alvarez s’impose d’ores et déjà comme une nouvelle valeur sûre du cinéma d’horreur populaire.

Victor Van De Kadsye

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