« Cigognes et compagnies » : Un mythe enfantin vu par Nicholas Stoller.

500364.jpg

2002 : La collaboration Disney/Pixar conquis le public avec une oeuvre inégalable jouant avec malice sur un fait inévitable de l’enfance : La peur des monstres et autre croques-mitaines. Sur fond de légère satire social truffé de références au cinéma de genre, « Monstres et compagnies » marquait un grand coup dans l’animation. Quatorze années passèrent et c’est au tour de Warner Bros Animation de parler avec originalité et malice d’une légende enfantine : La naissance de bébés. Cela a donné « Cigognes et compagnies« , une réussite qui parle, je vous le donne en mille, de bébés et de cigognes.

Décidément, nous sommes définitivement gâtés en animation cette année. Après du stop-motion, de la critique sociale et de l’animation japonaise, il faut faire maintenant à un véritable cartoon en image de synthèse (et non de l’étirement de licences perdant toute sauveur). Et quoi de mieux pour cela que confier un tel projet à quelqu’un comme Nicholas Stoller en tant qu’en scénariste, éternel ami de la bande à Apatow, ainsi que Phil Lord et Chris Miller, déjà responsables du fabuleux « Lego Movie« . Ce trio infuse à ce film, qui pouvait n’être qu’une simple copie du film de Pixar, une folie inventive et purement comique qui nous scotche jusqu’au siège de notre cinéma.

Une folie visuelle, au déroulement plus que facile certes, qui ne manque jamais le tir et nous offre une heure et demie d’humour slapstick à mourir de rire. Si le film rappelle « Monstres et compagnies » sur de nombreux points, il s’en démarque cependant pour un humour nettement appuyé par la mise-en-scène et le montage, ainsi que par un aspect plus contemporain et satirique que le film de Pixar. Alternant entre gags enfantins et d’autres plus adultes, le film fait réveiller l’enfant de cinq ans qui sommeille en chaque adulte spectateur pour un excellent divertissement .

Un simple bémol, pour terminer, par rapport à la distribution uniquement en version française du film. Si Florent Peyre, Bérangère Krief et Issa Doumbia s’en sortent, il est regrettable de ne pas pouvoir entendre la voix d’Andy Samberg, dont le personnage du héros vantard mais parfois ridicule et fragile était écrit sur-mesure pour lui.

« Cigognes et compagnie » prouve encore une fois que l’animation se porte définitivement bien dans une année plombée par des « produits » issus du blockbuster. Un film pour les petits et les grands, pouvant faire passer un excellent moment qu’on soit en famille, en couple, entre amis ou seul. Il ne reste plus qu’à espérer maintenant que la Warner cartonnera à nouveau avec ce film, ainsi qu’avec « Lego Batman : The Movie« .

Victor Van De Kadsye

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s