Les films d’animations : Les véritables succès de 2016.

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Et si les films d’animations étaient les véritables cartons de l’année 2016 ? Retour sur une année riche en diversité et en succès, parfaits remparts contre des blockbusters et autres super-héros qui semblent lasser le public cinéphile et les critiques.

2016 touche bientôt à sa fin et force est de constater que l’année cinématographique aura été pauvre en blockbusters de qualité. Attirant éternellement la colère des cinéphiles, notamment envers les films de super-héros ou les remakes peu inspirés, on ne peut pas dire que l’année aura apporté un nouveau Mad Max : Fury Road ou Tomorrowland dans les salles au public, celui-ci allant légitimement se réfugier vers un cinéma d’auteur (voir les récents succès de Toni Erdmann, Victoria ou du dernier Dolan) ou bien le genre qui sera abordé pour cet article : Le film d’animation.

Des succès commerciaux

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Page Wikipedia du Box-Office Annuel Français de 2016

Le Monde de Dory, Comme des bêtes, Le Livre de la Jungle, L’âge de glace 5 et Zootopie (numéro 1 au box-office annuel français avec 4 839 014 entrées pour le moment) : Ces cinq films remplissent la moitié des dix plus gros succès cinématographiques en France. Contrairement à l’année 2015 dominée par les franchises comme le retour tant attendu de Star Wars ou le dernier James Bond où seuls figuraient dans les succès annuels Les Minions et Vice-Versa au Top 10 annuel.

Le cinéma est un art populaire, attirant éternellement parents et enfants dans les salles obscures pour se divertir en famille. En reprenant des licences adulés par le public comme L’âge de glace ou Le Monde de Nemo, les studios savent immédiatement que le succès sera au rendez-vous chez le grand public et cela malgré une certaine paresse dans l’écriture. Mais force est de constater que des histoires plus originales attirent de plus en plus grâce à des noms comme Disney et son carton Zootopie, véritable ode à la tolérance sur forme de buddy-movie.

Mais maintenant, allons voir plus loin que l’argument commercial pour étudier la grandeur de l’animation cette année.

Un cinéma progressiste sur toutes les formes

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« Anomalisa » de Charlie Kaufman – Paramount Pictures

L’animation serait comme l’équivalent cinématographique d’un bloc de marbre martelé par de nombreux outils comme un crayon, un ordinateur et des simples marionnettes. Partant de ce postulat, on peut donc considérer ce genre comme une infinité de possibilités là où un film en prises de vues réelles serait confronté à plusieurs contraintes.

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« Kubo et l’armure magique »  de Travis Knight /Universal-Studios Laïka

Par ce fait, il est agréablement surprenant de constater une importante diversité dans ce genre animé. Une diversité déjà aperçue sur le petit écran depuis deux-trois ans avec les succès de séries comme Adventure Time, Rick & Morty, Steven Universe ou Gravity Falls mais qui n’avait pas encore atteint le coeur du cinéma jusqu’à cette année.

L’acclamation de films dans les festivals et dans la presse ont ainsi permis de sortir dans les salles des films aussi atypiques que diviseurs comme la fable pour adulte de Charlie Kaufman, Anomalisa ; Kubo et l’armure magique, le dernier film des studios Laïka extrêmement riche en émotions et en mythologie comme le très beau film Le garçon et la bête de Mamaru Hosoda ou du côté européen, la bouleversante chronique de vies d’orphelins dans Ma Vie de Courgette de Claude Barras et Céline Sciamma.

Ces films aux succès critiques et publics pour certains ont prouvés qu’en sortant des codes normatives de ce type d’oeuvres, le public serait toujours aussi intéressé par ce cinéma avec des aspects plus marginaux. En créant de nouvelles histoires, porteuses de messages bienveillants intelligents et d’une mythologie qui s’invente au fil des oeuvres, ces oeuvres ont donc incités de plus en plus le public à être de plus en plus curieux et imaginatif. Ils ont appris à un jeune public des valeurs tolérantes comme en témoigne le succès de Zootopie (on revient encore à ce film), aussi réjouissant pour le public et les adultes.

Et maintenant ?

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Sausage Party – Conrad Vernon et Greg Tierman

2016 s’achèvera bientôt mais s’annonce tout aussi variée que le reste de l’année. On plongera dans la mythologie hawaïenne avec Disney et The Rock dans Vaiana, la légende du bout du monde ainsi que dans une virée pour adultes dans un super-marché dans Sausage Party, premier film en images de synthèses interdit aux moins de 17 ans (non-accompagnées) par Seth Rogen et Evan Goldberg à la réputation déjà très sulfureuse.

Si ce genre à part entière avait déjà prouvé auparavant qu’il n’était pas qu’un simple outil commercial (voir par exemple les expériences de Richard Linklater avec la rotoscopie dans A Scanner Darkly), 2016 aura donc appuyée ce progressisme animé sur de nombreuses couches.

Victor Van De Kadsye

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