[Critique] – « Les Animaux Fantastiques » – David Yates

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Hollywood aime ressusciter les licences à succès, c’est un fait. Après « Star Wars » et « Le Seigneur des Anneaux« , c’est au tour de la Warner Bros de ressusciter sa poule aux oeufs d’or des années 2000 : La licence « Harry Potter« . Et malgré l’immense crainte de voir ces « Animaux Fantastiques » apparaître uniquement dans un but opportuniste, quelle surprise de voir un retour  aussi magique !

Une réussite d’autant plus surprenante quand on entre dans la salle avec la peur de revoir éternellement les tares de l’Hollywood 2010’s. La Marvelisation du monde des Sorciers était aussi effrayante qu’un retour de Voldemort, le film était donc attendu au tournant auprès des fidèles de la saga. Et si les premières secondes du film nous font revenir en enfance, avec ce thème musical si reconnaissable, on s’envole immédiatement vers le New-York des années 20.

Le nom de Dumbledore et la famille Lestrange évoqués, ne cherchez pu d’autres signes de fan-service. David Yates a compris que cela ne suffisait pas pour réussir un film dans son entièreté. Sans enlever l’atmosphère féerique si chère à la saga originale, Yates nous emmène dans un nouvel univers rempli de personnages inédits et de lieux new-yorkais transposés chez les sorciers sur fond de ségrégation anti-sorciers et de chasses aux animaux.

Et si le miracle de voir ce projet réussir est là, un autre miracle apparaît : Eddie Redmayne joue bien. En jouant un héros maladroit et intrépide, l’acteur se prête à merveille au jeu et nous attache immédiatement. La mise en avant de Katerine Waterston au grand public, déjà aperçue dans les excellents Inherent Vice et Queen of Earth, fait chaud au coeur tandis que Colin Farrel semble s’éclater à surjouer les méchants de cinéma. Un bémol cependant quant au rôle d’Ezra Miller, en voyant son talent sous-exploité par cet éternel rôle de jeune homme tourmenté.

Tout n’est pas rose chez ce premier volet faute à trop d’exposition, à un twist raté et une violente baisse de rythme. Mais impossible de ne pas succomber au charme magique de ces nouvelles aventures prometteuses. Attention cependant à ce que Yates ne tombe pas dans une paresse propre à de nombreuses marques cinématographiques. Et je défie quiconque ayant vu le film de ne pas vouloir adopter un Niffleur !

Victor Van De Kadsye

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