[Critique] – Premier Contact – Denis Villeneuve

capture-decran-2016-08-16-a-11-36-44.jpg

On ne l’arrête définitivement plus depuis quelques années, le réalisateur Denis Villeneuve continue de sprinter pour nous raconter des histoires impressionnantes. Avant de s’attaquer à un projet extrêmement ambitieux qu’est la suite de Blade Runner, le metteur en scène s’est attelé à un projet plus modeste, « Premier Contact » ou quand l’intime côtoie sublimement le genre de la science-fiction.

Lorsque de mystérieux vaisseaux venus du fond de l’espace surgissent un peu partout sur Terre, une équipe d’experts est rassemblée sous la direction de la linguiste Louise Banks afin de tenter de comprendre leurs intentions.
Face à l’énigme que constituent leur présence et leurs messages mystérieux, les réactions dans le monde sont extrêmes et l’humanité se retrouve bientôt au bord d’une guerre absolue. Louise Banks et son équipe n’ont que très peu de temps pour trouver des réponses. Pour les obtenir, la jeune femme va prendre un risque qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais détruire le genre humain…

Le genre de la science-fiction use avec tact et subtilité des problèmes sociétaux. D’habitude , lorsqu’une menace plane soudainement au dessus de nos têtes, la panique et le chaos s’installent dans notre quotidien pour laisser place à de nombreuses luttes. Qu’elles soient idéologiques ou militaires, on n’a jamais en tête la réflexion et la diplomatie que peuvent entraîner de tels événements. Ces sphères planant au dessus des quatre coins du globe déchaînent les foules et effraient, il est important alors de rencontrer l’inconnu pour instaurer la paix. À une époque où la diplomatie semble de plus en plus instable, le film de Villeneuve s’impose comme une oeuvre bienvenue dans ce rapport, préférant la communication à l’action pure et dure que l’on pourrait retrouver chez Roland Emmerich par exemple.

L’intime s’invite dans la science fiction, avec ce duo de personnages principaux à la fois troublés et fascinés par des événements les dépassants. Amy Adams prouve une fois de plus tout l’étendu de son talent dans le rôle de cette chercheuse obstinée à tout découvrir. Elle sera accompagnée par un Jeremy Renner plus en retrait dans son jeu mais dont la présence s’avéra plus important que prévu à l’histoire. Une fois de plus, Villeneuve se surpasse à mettre en image ce qu’il raconte avec complexité, au montage aussi trouble que la brume entourant cette mystérieuse sphère.

On s’éloigne radicalement de la violence brutale de « Sicario » pour plonger vers un monde inconnue mais plus doux, « Premier Contact » s’impose comme un potentiel classique de la science-fiction. Ce qui semble très confiant pour les nouvelles aventures de Deckard l’année prochaine.

Victor Van De Kadsye

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s