Lego Batman Le Film : Marre des briques jaunes et du Chevalier Noir.

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Vous avez aimé La Grande Aventure Lego ? Vous voulez encore plus de film avec des briques jaunes ? Mais que pouvons-nous faire maintenant ? La licence Batman bien évidemment ! Sérieux, à quand un film Playmobil Batman ? Après la multitude de Direct-to-DVD sur le chevalier noir, voilà qu’il débarque au cinéma avec un film clairement mauvais.

Il en rêvait depuis La Grande Aventure Lego : Batman est enfin le héros de son propre film ! Mais la situation a bien changé à Gotham – et s’il veut sauver la ville des griffes du Joker, il lui faudra arrêter de jouer au justicier masqué et découvrir le travail d’équipe ! Peut-être pourra-t-il alors se décoincer un peu…

Si La Grande Aventure Lego était un hommage à l’imagination et à la liberté de s’exprimer, Lego Batman est un hommage à… Batman. Un Batman de plus, et clairement l’un des plus indigestes depuis Batman et Robin. Les scènes d’action sont illisibles, c’est graphiquement moins bon que le premier, si bien qu’on a l’impression que c’est fait par des Youtubeurs (qui en ont déjà fait des plus beaux) et on est clairement loin de l’esprit du premier film. Ce Batman solitaire, vantard, dragueur, narcissique, métalleux est clairement le plus mauvais présenté au cinéma, même la voix grave de Will Arnett renforce le coté insupportable du personnage. Au final, tous le film n’est qu’un enchaînement de mauvaises vannes sur les différents genres de film mettant en scène Batman, du sombre Batman V Superman L’Aube de la Justice au loufoque Batman de 1966, mais après tout, c’est tellement drôle de revenir sur l’homosexualité de Robin avec du George Michael et son mini-short sans collants (qui à la base appartenait au Robin de The Dark Knight Returns de Frank Miller, qui était une fille). Mais le film se veut touchant par moments, des moments qui font rire tant c’est ridicule. Cette relation Batman-Joker est pire que Joker-Harley dans Suicide Squad. Ce n’est pas parce que c’est des Legos, qu’il faut détruire toutes les valeurs de la License, pareil pour la relation amoureuse entre Barbara Gordon et Batman, qui ne marchait déjà pas dans le dessin animé Killing Joke.

Le scénario du film n’est qu’une banale excuse pour remplir le film de fan-services avec Sauron, King Kong, Godzilla ou Voldemort (même pas doublé par Ralph Fiennes, le doubleur de Alfred Pennyworth). La Justice League n’a décidémment pas de chances avec Batman vu qu’on ne la voit que secondes dans le film (Antoine Griezmann a du s’éclater sur le doublage). Si bien que le film, contrairement au précédent, ressemble vraiment cette fois à une publicité de 1h45.

À quoi sert un Lego ? À l’enfermer dans un univers de licence pour le vendre ? Ou à déchaîner son imagination et créer nos propres univers, quitte à y laisser toute cohérence ? Les Lego ne sont pas comme les Transformers ou le G.I Joe, ce sont des outils de créations avant tous. Malheureusement, on ne le voit que comme un produit de ventes. C’est quoi la suite ? Lego Ninjago en film ? (Attendez…)

Léo Tyran

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