[Critique] – Ghost in the Shell – Rupert Sanders

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Torpillé dès le début de sa production pour « whitewashing », Ghost in the Shell nous présente une nouvelle tentative pour Hollywood d’adapter des classiques Japonais, de Naruto à Death Note (prochainement sur Netflix) en passant par Pokémon, les projets fusent et sont, pour la plus part, mal accueillis par le public, plus particulièrement les fans. À la base un manga écrit par Masamune Shirow en 1989, Ghost in the Shell traite de thèmes comme l’intelligence artificielle, l’omniprésence des technologies ou encore la quête d’identité. Des thèmes que l’on a à présent maintes et maintes fois vu dans des films, comme Ex Machina, Matrix, I Robot, et je peux en citer encore énormément. Extrêmement culte dans la culture pop, c’est à Rupert Sanders (Blanche-Neige et Le Chasseur) que revient la tâche d’adapter ce film, ce qui représente une lourde tâche.

Dans un futur proche, le Major est unique en son genre : humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on lui a volé. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Déjà avec Blanche-Neige, Rupert Sanders s’inspirait de l’esthétique de Hayao Miyazaki pour concevoir son univers, et cela rendait vraiment bien, liant le sort de La Princesse à celle d’une nature belle et colorée. Pour Ghost in the Shell, le réalisateur ne semble pas s’être foulé en reprenant les dessins de l’animé de Mamorou Oshii, allant jusqu’à copier-coller, tout simplement. La scène d’introduction du film semble ressembler à un étalonnage de concepts-arts d’un animé japonais en images de synthèse du style Final Fantasy : Les créatures de l’esprit. La ville du film pourrait à elle seule résumer son contexte, envahi d’Hologrammes comme pour montrer que tout n’est plus qu’artificialité, mais ce qui se cache derrière sont des rues sales et envahies par le crime. Rupert Sanders joue sur les ralentis et le mouvement des corps pour en mettre plein la vue, son style est plus proche de celui de Zack Snyder, avec moins de fonds-verts. Le jeu des couleurs est également très intelligent, du gris froid, violet artificiel et vert menaçant. Des couleurs flashy transformant leurs contours en faux, en image de synthèse ;

Tout cela est bien joli, malheureusement le film n’invente rien, et n’apporte rien d’original. Le sort de Ghost in the Shell semble être le même que celui de John Carter, les thèmes ont tellement été utilisés dans d’autres film dans films de SF, qu’au final, l’adaptation tant attendu transpire le déjà-vu, sans aucune originalité, on peut voir de l’injustice là-dedans. En plus de cela, le film qui ne dure que 1h50 (très peu pour un film de ce calibre), est incroyablement lent, Rupert Sanders a tellement envie de sublimer ses scènes que même les scènes d’actions sont montrées avec des plans et un montage très long afin de montrer comment c’est beau. Les personnages secondaires sont creux et très peu voir pas du tout approfondis (passer de Juliette Binoche dans Ghost in the Shell à Juliette Binoche dans Telle mère, telle fille, sorti la même semaine, c’est très choquant). Sans oublier Scarlett Johansson qui peine vraiment à renouveler son jeu de visage sans aucune expression, si on peut appeler ça un jeu.

Ghost in the Shell est un film sans réel saveur, qui manque cruellement d’originalité. Bien réalisé mais trop pompé sur les films originaux.

Léo Tyran.

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