[Critique] – « La Colère d’un Homme Patient » – Raul Arevalo.

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Comme si ça ne lui suffisait pas de crever l’écran devant la caméra dans « La Isla Minima » deux ans auparavant, Raul Arevalo le crève en s’y plaçant dorénavant derrière pour un  « revenge-movie » pur et dur multi-récompensé aux Goyas

Comment résumer autrement ce premier film détonnant qu’avec son titre ? Beaucoup de « patience » sera autant nécessaire aux spectateurs ainsi qu’au protagoniste principal pour comprendre concrètement les enjeux. Dans un premier temps, on suit le quotidien de José, quadragénaire à la vie aux apparence tranquille déambulant dans un environnement quotidien auquel il s’installe aisément auprès de ses proches tout en restant minimaliste dans ses rencontres et ses déplacements. Ceux-ci qui seront distincts en plusieurs chapitres les présentant comme si un plan malicieux se préparait lentement afin de conclure au dernier chapitre marquant les trois-quarts de cette histoire : « La Colère« .

D’une mise-en-place chapitrée au millimètre près en découle une redoutable quête de vengeance dévorante qui brouille rapidement les pistes entre le bien et le mal. Dès lors que nous comprenons les intentions de José, gueule cassé par la tristesse et la colère joué par le toujours excellent Antonio De la Torre (Une occasion pour inciter à découvrir le remarquable « Balada Triste » d’Alex De La Iglesia), Arevalo instaure une tension redoutable et poisseuse aux spectateurs, appuyée par une pellicule en 35mm granuleuse accentuant l’authenticité du glauque issu des différents situations meurtrières durant tout le long de cette odyssée meurtrière.

Arevalo signe un « revenge-movie » haletant et ludique, époustouflé par des scènes radicales et impressionnantes (Par exemple, une ouverture en plan-séquence rappelant « Les Fils de l’Homme » d’Alfonso Cuaron avec un braquage vu à partir du chauffeur) qui parvient ainsi à combiner la vision d’un jeune auteur en devenir par des intentions de mise-en-scènes  et le ton divertissant destiné à un public populaire. Un joli tour-de-force où l’on en sort stupéfait.

Victor Van De Kadsye

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