[Critique] – « Le Roi Arthur – La Légende d’Excalibur » – Guy Ritchie.

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Après Sherlock Holmes, Guy Ritchie nous raconte les aventures d’une autre grande figure de l’Angleterre, le Roi Arthur. Le réalisateur ne change pas son style et insuffle de la modernité au seigneur de Camelot. Les légendes arthuriennes ayant connus moultes adaptations et ceux dans différents supports, de Merlin l’Enchanteur de Wolgang Reitherman à Kaameloot de Alexandre Astier en passant par Sacré Graal des Monty Python. Il fallait quelque chose de nouveau à la légende pour la rendre intéressante et avoir envie de se ruer dans une salle de cinéma pour le voir.

Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l’attend, jusqu’au jour où il s’empare de l’épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l’épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents et, enfin, accéder au trône…

King Arthur est un film d’heroic fantasy réalisé par Guy Ritchie. Ce qui lui donne de bonnes choses mais surtout de lourds défauts. Parmi les bonnes choses, Guy Ritchie semble vouloir moderniser ou changer le genre en le dynamisant par une esthétique et un dynamique très jouissive. Certains plans, principalement dans les scènes d’actions sont très efficaces et font plaisir à regarder car rares dans un film du genre. Et c’est comme ça que Guy Ritchie veut présenter SON Roi Arthur en tant que film, en le modernisant, certains termes prononcées sortent clairement d’un film de gangster, et certaines scènes d’action semblent poussées à 100 à l’heure, avec des caméras qui bougent d’un trajectoire et d’une vitesse comme on en voit très peu au cinéma. Un Charlie Hunnam dégommant ses ennemis dans une séquence au ralenti totalement jouissive, à un méchant que l’on peut qualifier de « Boss Final », que l’on sent tout droit sorti d’un jeu vidéo comme Skyrim ou The Witcher sans oublier un clip-show au ralenti. Jamais vu et rafraîchissant.

Raconter une énième histoire du Roi à l’épée après énormément de réécritures, quoi écrire de nouveau alors ? Et c’est là que le film fait erreur. Si l’histoire de ce film est en soi convenablement écrite, un prince rebelle, cela ressemble plus à du Robin des Bois, le souci c’est qu’elle est mal racontée.

Et le problème vient également de Guy Ritchie. C’est comme si, au moment des scènes posées, le réalisateur n’arrivait plus à appuyer sur la pédale de frein. Et cela vient d’un autre tic du réalisateur, le montage. En effet les scènes où l’on présente le plan et sa mise en pratique en alternées sont récurrentes, si bien que l’on se perd dans multiples explications, et multiples présentations de personnages. Personnages peu développées et dont on peine à se souvenir jusqu’au prénom. De même, le film présente deux tournant narratifs qui, de par leurs systèmes de narrations et leurs montages alternés, ressemblent plus à des clips vidéos qu’à de véritables scène fortes. Résultat : le film est ennuyeux, compliqué et peu intéressant.

King Arthur raconte l’histoire d’un héros contre un méchant, avec des scènes d’une certaine attraction et une esthétique d’une très grande beauté, mais un univers trop mal exploité et trop vague.

Léo Tyran.

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