Wonder Woman : Woman of Steel.

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Le plus grand super-héros de la Terre peut-il être une super-héroïne ? Cela semble compliqué. Dans un genre aussi machiste que celui des super-héros, les femmes possèdent malheureusement un rôle mineur (Scarlett Johansson alias Black Widow chez Marvel est un bien triste exemple) avec des films proches de la série Z (Supergirl, Catwoman, Elektra). Et c’est DC qui va renverser la tendance.

Le studio, en proie au désordre après le triste Batman v Superman et le pitoyable Suicide Squad, devait plus que jamais restaurer la paix avec son public avant Justice League en fin d’année. Patty Jenkins, qui devait à la base réaliser Marvel Thor : Le Monde des ténèbres en 2013, est en charge de la réalisation de ce film rafraîchissant et bon mais trop appuyée dans sa mise-en-scène Snyderesque.

Diana est une guerrière Amazone qui vit sur l’Île de Themiscyra, entièrement peuplée de femme. Jusqu’au jour où le Capitaine Steve Trevor se crashe sur l’Île, révélant aux Amazones qu’à l’exterieur, c’est la terreur de la guerre. Diana décide de partir avec Steve afin de ramener la paix et l’amour chez les hommes. Mais la jeune et naïve Amazone va découvrir que les horreurs du monde ne viennent pas de la guerre, mais des hommes qu’elle croyait bons.

Rafraichissant ne veut pas dire que le film est d’une incroyable originalité, juste parce que c’est une femme qui porte le costume moulant et non un homme. Cela veut dire que l’univers présenté est nouveau, beau et bien conçu. On découvre enfin l’origine de cette femme qui est venu faire un petit coucou sur la plateau de Batman V Superman. Une femme qui n’a pas eu besoin de venir d’une autre planète, ou encore d’avoir des milliards pour être une héroine. Elle en a juste la volonté et s’est entraîné dur pour l’obtenir. Wonder Woman est un film qui se met en abîme dans sa propre histoire. Diana va débarquer dans une guerre où les femmes n’ont rien pour se défendre et où les hommes sont sourds aux idées exactement comme dans le cinéma Hollywoodien.

Le film va également nous développer la place d’un super-héros en période de conflit. Dans Captain America First Avenger, le super-héros est un pur objet de propagande, servant à la mobilisation et aux développement des armes. Dans Wonder Woman, le super-héros est au front, haut en couleurs, et apporte de l’espoir au peuple. C’est ce que véhicule le scénario de ce film qui apporte également et malheureusement un humour assez malaisant et peu discret sur l’acte sexuel. Cela semble être également être maladive dans le genre, mais les méchants de ce film sont soit bon dans le fond mais mauvais dans la forme soit l’inverse.

La réalisation de Patty Jenkins va également être d’une grande efficacité esthétiquement et visuellement. Wonder Woman est une véritable fresque super-héroique en mouvement. Certains plans et mouvement de caméra pendant les scènes d’actions sont une claque dynamique. La Première Guerre Mondiale est montré avec beaucoup d’impact par des décors et des figurants crasseux. Néanmoins, on peut se demander si le dernier acte, osons dire le film en entier, n’est pas réalisé par Zack Snyder, tant il ressemble au dernier acte de Man of Steel, un combat entre deux entités divines à la Dragon Ball.

Léo Tyran.

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