Better Call Saul, les aventures de l’avocat le plus pourri de Breaking Bad.

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C’est en ce Mardi 20 Juin 2017 que s’achève la saison 3 de Better Call Saul et que dire ? Emouvante, choquante, parfois triste, souvent moche, souvent belle. 3 années sont passées pour en arriver là et Better Call Saul vaut-elle le coup d’oeil ? Son scénario et ses situations sont-elles meilleures que celle de Breaking Bad ? C’est ce à quoi nous allons essayer de répondre !

L’histoire raconte les péripéties du jeune Jimmy McGill, l’avocat véreux et grande gueule de Breaking Bad, qui peut vous sortir de toutes les situations, même celles qui paraissent impossibles. Mais voilà, Jimmy ne s’appelle pas encore Saul et il est très loin du périple de l’incroyable « crystal blue ». Beaucoup de points sont à éclairer sur le personnage, tel que son changement d’identité en Saul Goodman, son évolution dans sa profession ou son arrivée à Albuquerque. De plus, pour ceux qui suivent les aventures de Saul depuis ses débuts à l’écran, la série nous offre quelques petits flashbacks de l’avenir post Breaking Bad de ce dernier. Le fan service est donc lui aussi au rendez-vous. Mais si la série peut jouer de temps à autre avec ce dernier, elle respecte ce que les créateurs savent faire le mieux, raconter une histoire avec des situations subtiles, improbables et réalistes. Et avec Better Call Saul, Peter Gould et Vince Gilligan, nous montre que leur univers a mûri, toute comme la subtilité de leur scénario. En effet, les showrunners se surpassent. Nous parlions de fan service tout à l’heure, mais quand il s’agit d’introduire un personnage de la série-mère ou encore un nouveau personnage secondaire, il n’est jamais introduit pour faire une vague apparition. Rien n’est inutile. Ce dernier a une histoire et les créateurs nous la remplissent. On en apprend alors plus sur ce qu’elle/il va vivre et on découvre que leur histoire est aussi importante que celle de Saul car ces dernières sont toutes reliés et permettent l’avancée de l’histoire principale. Et quelle avancée !

En 3 saisons, la série tire son épingle du jeu. Chaque saison regorge d’intensité et se veut meilleure que la précédente. Les problèmes paraissent certes moins importants qu’un énorme trafic de drogue, mais quand il s’agit de contourner les règles du système via le droit pour accélérer une procédure judiciaire au détriment des conséquences … Autant vous dire que c’est tout aussi extrême que Breaking Bad. On sent que Saul peut aller très loin, voir plus loin que Heinsenberg. Car contrairement à ce dernier, notre avocat fonctionne de cette façon depuis qu’il est enfant et s’est forgé à être un arnaqueur. Contrairement à Walter, il fait encore preuve de regrets car il se posera toujours la question de savoir s’il aurait pu faire attention à ne pas penser à son ego. Mais non, Saul fonctionne comme la théorie du chaos, il reste un destructeur imprévisible, parfois sans le vouloir (car souvent très malchanceux), et il remplit à merveille son devoir. On se retrouve alors avec des situations extrêmes, qui peuvent vous faire rire ou être loufoque, étonnante ou vous faire sourire. Mais elles peuvent être tristes, choquantes ou encore psychologiquement dures pour Saul ou le spectateur. Et ces situations sont essentielles au bon avancement de la série car comme expliqué précédemment, il y a des zones d’ombre entre « Saul de Breaking Bad » et « Saul de Better Call Saul ». Et par son passé, on comprend alors mieux son personnage et ce qu’il est devenu: le produit d’une société qui ne lui convient pas.

Outre l’aspect scénaristique, l’aspect scénographique a lui aussi évolué. La série bénéficie d’une ambiance chaleureuse, avec des couleurs très chaudes, telle que du jaune et du marron. Et à mon sens, ces couleurs sont souvent présentes dans la série pour décrire l’aspect réaliste et trompeur de cette dernière. Le jaune étant la couleur de la traitrise et le marron celle du naturel au cinéma. On peut donc déduire que le travail de mise en scène est important. De plus, autre aspect important, celui de la contemplation. La série dispose de très beau plan, bourré de réflexion. Nous parlions tout à l’heure de subtilité pour qualifier le scénario, mais nous pouvons aussi l’utiliser dans la mise en scène. Chaque détail compte, que ce soit un bouchon de réservoir de voiture, la signification d’un tableau, un faux mur ou une publicité problématique. Les objets ont des significations et peuvent même avoir des histoires, voir même parfois des actions sur la trame de nos personnages.

Alors oui, pour répondre objectivement, Better Call Saul a une trame scénaristique bien plus intéressante et intrigante que celle de Breaking Bad. Contrairement à cette dernière, la nouvelle série de Vince Gilligan et Peter Gould est, comme son personnage principal, totalement imprévisible pour le moment. Elle nous emmène en terrain connu (nous connaissons déjà l’avancée sociale de Saul) sans pour autant se douter de la fin (on se doute du sort dès la 1ère saison, alors que celui de Saul est pour l’instant innatendu). Et oui, la série vaut vraiment le coup d’oeil si vous aviez apprécié Saul Goodman dans Breaking Bad, ou tout simplement si vous aimez les séries de ce genre (il est conseillé de regarder Breaking Bad pour apprécier d’autant plus le show, mais il est tout à fait possible de comprendre cette dernière sans passer connaitre les aventures de Walter et Jessy). Bref, à voir sans concessions !

Charles Rouze

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