[RETROSPECTIVE] Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl

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Alors qu’elle est encore enfant, Elizabeth Swan sauve la vie de William Turner, échoué en plein océan alors que son navire a été détruit. Elle crois que le jeune garçon est un pirate en découvrant, attaché à son cou, un médaillon sur lequel était posée une tête de mort (logique, non!). Devenue une jeune femme, Elizabeth va, par un (trop) malheureux hasard porter ce dit médaillon alors qu’elle chute violemment dans l’océan. Le soir même, l’équipage de pirates du Black Pearl, mené par le Capitaine Barbossa, attaque Porc Royal, enlève Elizabeth, qu’ils croient être une Turner, ainsi que le médaillon. Will se met en quête de la sauver. Mais voyant la stratégie douteuse des militaires, il décide de se tourner vers le Capitaine pirate Jack Sparrow, qu’il va libérer de prison. Tout deux volent un navire de l’armée, recrutent des pirates à Tortuga et se lancent à la poursuite de Barbossa. Ce dernier va apprendre à Elizabeth la Malédiction qui pèse sur son navire. Le médaillon est une des nombreuses pièces d’or maudites, qui, si on en retire une seule du coffre, condamneront à l’immortalité et à l’absence de sensations les voleurs. Le seul moyen de stopper la malédiction est de retourner toute les pièces au coffre et de verser le sang du voleur. Barbossa va malheureusement se rendre compte que Elizabeth n’est pas une Turner. C’est à ce moment que Jack décide de marchander avec lui le vrai Turner en échange du Black Pearl. Trahissant ensuite Barbossa, il rompt la malédiction tuant ainsi le Capitaine Pirate.

C’est incroyable ce que les scénaristes Ted Eliott et Terry Rossio ont pu faire avec pour base, une simple attraction. On nous offre un univers riche et authentique. Les principaux lieux de ce film sont Port Royal, Tortuga, les Navires et l’île de la Muerta. Un travail sur les décors a été fait pour les rendre plus réels, du bois décrépit, le brouillard, la fiente de cochon, les décors ne sont pas propres, ils sont crasseux, ce qui donne une impression de vrai, les efforts furent certainement égaux du point de vue des effets spéciaux, les squelettes des pirates du Black Pearl n’ont pas vieilli d’un pixel, la scène de marche dans l’océan au ralenti est toujours aussi bien dessinée. Pas énormément de films des années 2000 (même des années 2010) peuvent s’en vanter.

Mais surtout, regardez les 3 premières minutes des trois Pirates des Caraïbes de Verbinski. On peut se poser la question « Suis-je vraiment devant un Disney ? » « Laisserais-je mon enfant regarder ça ? », Un bateau qui explose, un mariage annulé à cause d’une arrestation, la pendaison d’un enfant.

C’est là, le véritable exploit de Gore Verbinski, l’embriquement des ambiances et des genres : l’aventure, l’action, le fantastique, le burlesque, l’horreur, la comédie, le romantique etc…, le tout mené avec brio et équilibre.

Comment cette équilibre est-il possible ? Tout est un question de symbole et d’alternance. Will est le héros de l’histoire, celui qui va apporter l’aventure, l’action, Jack va ramener la comédie, Elizabeth, le romantisme, Barbossa, l’horreur, le fantastique. Gore Verbinski va également choisir de ridiculiser énormément de choses dans son univers. Les militaires de Port Royal aurait-du apporter l’ordre, la stabilité, le réalisme dans le film. Mais c’est sans compter sur Mullroy et Murtaugh, les deux militaires simplets que Jack va duper. Par opposition, l’équipage du Black Pearl aurait-du insuffler la terreur, mais c’est contre balancé par la présence important des deux pirates Pintel et Raghetti. C’est comme ça que le réalisateur va rendre son film divertissant, drôle et excitant, tout en évitant de le transformer en dramatique film d’action. Coté action et moment décisifs, Verbinski va décider d’alterner les genres, la scène d’action finale du film alterne un combat fantastique entre Jack et Barbossa, tout deux immortels, les militaires et les pirates dans un combat sanglant, et le Gouverneur Swan contre une main de Pirate. C’est tout le génie de Verbinski, contre une scène décisive ou dramatique par une scène drôle et incensée.

À la manière de La Guerre des Etoiles, La Malédiction du Black Pearl va présenter l’univers et les personnages. Quand ils penseront aux deux suites, le réalisateur et les scénaristes vont choisir de s’inspirer du modèle de la première trilogie Star Wars. Le deuxième film va assombrir les choses et la tendance va se renverser, pour pouvoir se redresser dans le troisième film.

Léo Tyran

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