« Transformers 5 » de Michael Bay : C’est qui le patron ?

Armez la salive ! Feu à volonté ! Voilà Michael Bay ! Il aurait pu refiler sa caméra et ses pétards à des Shawn Levy ou des Justin Lin, et ce dès le troisième volet. Et pourtant, il est resté. Et pourquoi ? Parce qu’il aime Optimus Prime, Bumblebee et autres robots transformables, Transformers, c’est sa saga, son enfant. Et alors que d’autres licences tentent de le concurrencer, à commencer par Fast and Furious, Michael Bay à voulu, avec The Last Knight, 5ème volet de la franchise Transformers, prouver qu’il est toujours le roi du divertissement et de la démesure. Dément, c’est comme cela que l’on pourrait qualifier se nouvel opus.

Humains et Transformers sont en guerre. Optimus Prime n’est plus là… La clé de notre salut est enfouie dans les secrets du passé, dans l’histoire cachée des Transformers sur Terre. Sauver notre monde sera la mission d’une alliance inattendue : Cade Yeager, Bumblebee, un Lord anglais et un professeur d’Oxford. Il arrive un moment, dans la vie de chacun, où l’on se doit de faire la différence. Dans Transformers: The Last Knight, les victimes deviendront les héros. Les héros deviendront les méchants. Un seul monde survivra : le leur… ou le nôtre.

On ne va pas se mentir, un spectateur qui va voir Transformers, va voir un film avec des robots géants, des militaires, des belles bagnoles, des belles femmes et surtout de grosses explosions. Et là-dessus, The Last Knight est au top. Et de tout les films de la licence, et même de toute la filmographie de Michael Bay, ce film est sûrement son plus démentiel et son plus démesuré. Transformers est une saga qui cultive la sur-enchère à chaque films, d’une simple base miltaire détruite, on en arrive à une planète qui s’écrase contre la notre, à un combat de sous-marins ou encore à un petit bout (à peine quelques Plaines) d’Angleterre qui décolle du sol. Michael Bay est un dingue et le prouve une fois de plus. Malheureusement, c’est également un hyper-actif, incapable de réellement poser sa caméra et son montage, et ça ce voit notamment dans les scènes de présentation et de dialogues. Par exemple, la scène où Sir Edward Burton, incarné par le tout aussi hyper-actif Anthony Hopkins présente sa famille, Michael Bay choisit une succession de plans monté au battement de sourcil, emmené par un un son qui change de canal dans la salle. C’est un choix fort intéressant de mise en scène, mais il nous perd tant il explique à 220 km/h. Toute la première partie du film semble avoir été un bourrage de rushs sans aucun rejet. Une fois cette dure première partie regardée, on peut maintenant savourer pleinement des scènes d’actions et de courses dentesques ponctués de moments épiques entraînés par la musique de l’excellent Steve Jablonsky. L’un des énormes points forts de la licence, la musique.

Du point de vue de l’histoire, la mythologie Transformers est, qu’on se le dise, un gros sac de linge sale que l’on remplit de papiers froissés à chaque épisode. Elle est loin l’époque du cube qui donne la vie aux véhicules, le nombre d’incohérences et d’inutilités de la saga gâche vraiment tout. The Last Knight fait la même erreur que le troisième volet, La face cachée de la Lune, qui est de méler l’histoire des transformers à la notre. Après la course saptiale, place aux légendes Arthuriennes. L’ambition de l’histoire nous apporte une complexité dispensable tant on s’en moque car cela n’est pas assez approfondi. Le sous-estimé Revenge of the Fallen était pourtant une bonne base pour la mythologie Transformers qui est à la base, on l’a oublié, une gamme de jouets Hasbro.

Sans être aussi mauvais que le troisième volet, Transformers : The Last Knight est un film assez moyen dans son ambition, et c’est vraiment dommage car la saga repartait d’un très bon pied avec The Age of Extintion. Néanmoins, Michael Bay est toujours aussi efficace et démesuré, donnez lui ses titres de noblesse.

Léo Tyran

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