« Moi, moche et méchant 3 » : Une suite « moche » mais inoffensive.

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Ils sont de retour ! Les studios Illuminations, nom par ailleurs contradictoire puisque aucune idée originale n’aura su briller de leurs cerveaux, reviennent voler l’argent des familles avec ce troisième volet d’une franchise qui avait pourtant commencé sur de solides bases pour descendre dans les enfers du marketing : Moi, Moche et Méchant. Au programme toujours et encore : Des Minions, une histoire vue et revue de retrouvailles familiales, un tacle cynique à Pixar durant cinq secondes et encore des Minions !

Malgré une tentative à demi-teinte de surfer sur la vague du succès Zootopie (de leur concurrent Disney) dans Tous en scène, il est assez ahurissant de constater un succès aussi grimpant pour une boîte d’animation démontrant une inventivité descendant de plus en plus bas. C’est simple : Tout ce qui est raconté dans ce troisième volet aura été vu en plus approfondi par de précédents succès venant d’autres studios. Le héros qui voit sa vie bouleversée par une retrouvaille familiale inattendue ? Kung-Fu Panda 3 ! Le super-vilain has-been déchu de son statut de célébrité ? Les Mondes de Ralph ! Et des scènes comico-vulgaires ne servant juste qu’à entrecouper inutilement le déroulement narratif du film ? N’importe quelle série d’animation crée par Seth McFarlane !

Le problème se situe donc là : Moi, Moche et Méchant 3 a plutôt des airs de cahier des charges d’une grosse firme afin de vendre des produits dérivés et s’attirer les sponsors. De ce postulat, le pari est réussi quand on observe le nombre hallucinant de publicités estampillées « Minions » diffusés avant la projection du film. Rien ne séduit dans ce patchwork animé de sketchs interminables, grossiers, allant même à la frontière du racisme par moments (une caricature de la culture des pays d’Europe de l’Est à en faire rougir le cinéma de Phillipe de Chauveron…). Les rebondissements s’enchaînent sans jamais nous surprendre, le spectateur s’ennuie de pied ferme à moins qu’il apprécie de voir un Minion gesticuler dans touts les sens et le jeune spectateur n’en sort pas jamais grandi. Là où Dreamworks ou Disney peuvent avoir des coups de génies en mêlant divertissement, humour et leçon de vie, Illumination reste dans un coin en proposant un produit.

Le seul à sauver de ce naufrage reste le comédien, et maintenant comédien de doublage, David Marsais qui prête à sourire en exagérant les traits de son personnage resté ancré dans les années 80. Mis à part ça, rien à rajouter sur l’inutilité au public de ce troisième volet. Au moins, on peut se dire qu’il y aura des heureux grâce à cet opus : Un studio qui aura réussi son coup d’amasser un nombre incalculable d’argent volé…

Victor Van De Kadsye

 

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