« Mission Pays Basque » : Mission échouée.

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Le concept-même semblait parodique : Encore une fois, une lutte de classe s’effectuait dans une comédie française avec le cliché du parisien qui découvrait les joies de la petite France. On retire cette fois le budget accordé à Dany Boon, on déménage au Pays-Basque et on obtient Mission Pays Basque, un fascinant accident industriel qui se perd en pleine trajectoire pour virer dans le grand n’importe-quoi.

A l’issue de la projection, la première question qui se doit d’être posée est de savoir comment une telle chose a pu être produite et financée afin d’être distribuée dans des salles de cinémas ? On voit clairement l’intention de tenter un succès populaire aux airs des Ch’tis, ce Mission Pays-Basque reprenant les mêmes ingrédients que la comédie au succès national (choc des cultures, découverte d’une région, ambiance légère) mais le tout semble tellement cheap et superficiel qu’une diffusion le lundi soir sur TF1 aurait amplement suffi.

Passé ce premier stade de lassitude, on entre dans une phase de stupeur. Après un premier temps de comédie provinciale aux allures de téléfilm, le film entre dans un registre surprenant : « Le film d’aventure ». Attention, les guillemets servent ici à mesurer convenablement la notion de ce genre. Parce que Florent Peyre et Elodie Fontan ne sont clairement pas Tom Cruise et Cameron Diaz en tant qu’acteurs, voire Vincent Macaigne ou Vimala Pons pour utiliser un exemple récent et de qualité d’un film d’aventure à la française. Explorant les terres basques, notamment dans le coin de Zuggaramurdi (petite pensée au cinéaste Alex De La Iglesia), le film se perd dans les méandres du nanar avec des scènes hautement improbables tels que Florent Peyre éloignant un ours à coup de menaces prononcées en basque (prends garde DiCaprio !), une leçon de philosophie existentielle à coup de cerise et une gunfight au lance-roquette.

Mission Pays Basque, lui-même, semble avoir compris que son film était perdu d’avance et a donc décidé de sauter vers l’inconnu, face à un spectateur qui sera médusé si jamais il se déplacera pour aller le voir.

Victor Van De Kadsye.

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