« Dunkerque » : Course contre la montre infernale de Hans Zimmer.

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Le film-événement de l’été 2017 est sorti sur nos écrans. La nouvelle super-production auteuriste de Christopher Nolan, produit par la Warner, prend place dans les Hauts-de-France pour raconter une page majeure de la Seconde Guerre Mondiale : La mission Dynamo où lorsque air, terre et mer se coïncident afin de sauver des milliers de soldats britanniques. Et le moins que l’on puisse dire est que cela faisait bien longtemps que l’on avait pas vu une approche aussi intense de la Guerre au cinéma.D’emblée, Dunkerque s’impose comme un pur film de cinéma. L’enjeu immédiatement est posé par des cartons : La ville de Dunkerque est encerclé par les soldats allemands, l’Armée Britannique doit s’efforcer de trouver un moyen de se sortir de cette impasse. Une course contre la montre s’impose, où chaque seconde guidée par la musique redoutable d’Hans Zimmer ne doit être gâchée en aucun cas afin de préserver sa survie.

Les tics de Nolan s’effacent afin de profiter grandement du grand spectacle. Ainsi, peu de dialogues seront entendus durant ces 1h47 de pur frisson et on peut dire adieu aux rebondissements, marque de fabrique du réalisateur. Ici, les seuls traits que l’on pourrait reconnaître du réalisateur seraient sa narration en plusieurs temporalités (où chaque espace se situe à un temps différent du miracle final) et son impériale authenticité. La mise-en-scène adoptée par Nolan relève d’un réalisme oppressant à nous scotcher au siège. On plonge en apnée au sein de cette bataille comme si nous y étions, la caméra de Nolan s’approchant au plus plus près de ces soldats en train de lutter pour leur survie.

Une lutte qui permettra aussi à son réalisateur de s’intéresser aux multiples facettes de l’héroïsme. L’héroïsme enfouie en chacun de nous que l’on soit capitaine de yacht ou un soldat en uniforme (sublime confrontation entre Cillian Murphy et Mark Rylance), un héroïsme tiraillé par une part d’ombre montrée avec lâcheté et survie (étonnant Harry Styles par ailleurs) et un héroïsme diplomatique où l’on doit faire des sacrifices pour sauver des vies. Sans pour autant dévoiler une dramaturgie romancée digne d’un Spielberg ou d’un Malick (pour citer deux films de guerres célèbres), Nolan parvient à nous attacher à ces soldats en ne faisant preuve d’aucun manichéisme. Filmant seulement plusieurs situations en plein conflit, sans réel développement des personnages (ce qui ne joue pas en sa défaveur, loin de loin), le film montre ce qu’est réellement la guerre sans aucun sensationnalisme pur et dur, loin de la débauche sanguinolente d’un Mel Gibson l’an dernier.

Dire que Dunkerque est intense relèverait de l’euphémisme. A vrai dire, on ressort de la séance complètement lessivé par cette tension permanente tout le long. La grandeur de ce film équivaut au soulagement de sortir de la salle, comme si nous étions sorti de cette plage ravagée par la bataille.

Victor Van De Kadsye.

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