La violence est-elle devenue un genre ? La critique d’Atomic Blonde.

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Peut-on faire un film entier autour d’un coup de poing, d’un scène de baston en plan séquence ou même d’une relation sexuelle ? Plus simplement, un film peut-il être juste un film violent, sans être un thriller, un film d’espionnage ou d’aventures ? Cela semble possible. On remarque depuis plusieurs années un nombre conséquent de films et séries qui se vendent avec succès grâce à la violence de leurs scènes et même de leurs propos. On pourrait donner l’origine de cette nouvelle mode à 300 de Zack Snyder sorti en 2007. Et ses dernières années ont vu émerger de nouveaux films, par exemple John Wick et aujourd’hui, Atomic Blonde du même réalisateur, David Leitch. Des films qui « marchent », se font vendre grâce à leurs scènes violentes.

L’agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s’associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

Atomic Blonde est ambigu car tout dans sa construction esthétique est fait pour choquer de par son rendu artificiel, néanmoins le film se veut réaliste dans son histoire. C’est une nouvelle histoire d’espionnage telle que la trilogie Jason Bourne a rendu célèbre, la violence, le réalisme, la trahison, et Atomic Blonde en est un mauvais condensé car au final, le film est plat, sans saveur, sans âme, malgré les efforts d’un James McAvoy de plus en plus impressionnant au fil de sa carrière. Le film est assez inégal dans son rythme, la première moitié du film étant extrêmement longue et la fin interminable.

L’esthétique du film est un des points forts du film notamment la photographie qui à un aspect très bande dessinée, un peu comme Watchmen ou Kingsman. Le film mélangeant habilement les couleurs froides comme le blanc, le gris (beaucoup de gris) et le noir. Tout pour se faire voir car au bout de 3 minutes, on remarque les couleurs très relevés. Et c’est un nouvel argument pour parler de violence, l’idée de montrer au spectateur, de le choquer direct.

Et comment parler de violence sans parler de scènes d’action ? Les scènes d’action de Atomic Blonde sont particulièrement fortes dans la mesure où elles sont bien filmées, bien montées et, et c’est un gros plus, bien sonorisées. Et pourquoi c’est un gros plus de sonoriser les scènes d’action, parce que cela touche un autre de nos sens, l’ouïe.

Atomic Blonde est au final un film très inégal est peu intéressant dans ce qu’il raconte. Mais assez bon dans ce qu’il montre et ce qu’il propose. Il faut juste arrêter de dire que c’est une qualité d’avoir mis une femme au premier plan. Parce c’est déjà fait depuis longtemps.

Léo Tyran

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