« Death Note » : Le manga au cinéma américain.

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Il y a deux choses que Hollywood galère à adapter : Les jeux vidéos et les mangas. La hausse de popularité naissante de la bande-dessinée japonaise dans les années 2000 n’a pas échappé aux studios de production. Naruto, Bleach, One Piece, les projets sont nombreux. Mais ils ne sont qu’au stade de projets. Très peu réussissent à se mettre en chantier, et les très rares sont des essais sans prétention (Ghost in the Shell) et d’autres de véritables hontes (Dragon Ball Evolution). Car adapter un manga n’est pas comme adapter un comics, et Death Note n’est qu’une veine tentative de lancer la mode du manga à Hollywood.

Un étudiant trouve accidentellement un Death Note. Il suffit d’écrire le nom de la personne à châtier et d’avoir en tête son visage pour que cette dernière meure d’une crise cardiaque.

Death Note fait les plus mauvais choix pour adapter le manga culte de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata. Un peu comme Dragon Ball Evolution, le film choisi de s’orienter Teen-movie américain dans son écriture, Light surdoué, sénile et beau garçon, laisse place à Light tête de turc, moche et rageux. L’écriture ne laisse aucune place au développement d’une histoire pourtant si passionnante. La réalisation, si efficace soit-elle est trop surjoué, et les acteurs, jouant des personnages détestables, souffrent d’un manque considérable de profondeur.

La question est : pourquoi un manga est-il jugé « inadaptable » ? Hollywood est si à l’aise dans sa propre culture, en résulte un nombre imposant d’adaptation de comics. Mais la culture japonaise est différente de la leur, et aussi incomprise et inconnue pour eux que pour le public (Lost in Translation ? Non, connais pas). La culture japonaise véhicule des valeurs et une esthétique différente et peu attirante sur le sol américain. Un exemple pertinent est le film Pacific Rim de Guillermo Del Toro, véritable amour aux animés de Mécha comme Evangelion ou Gundam. Un film qui n’a pas beaucoup marché parce qu’il était trop différent des blockbusters traditionnels que Hollywood se plaît à sortir depuis de nombreuses années.

Oublions le white-washing, ce qui déplaît tant dans l’adaptation de manga, c’est que Hollywood n’est pas assez fidèle, et Death Note en est le parfait exemple. Le manga et son concept aussi simple et aussi ouvert à l’international, n’est pas du tout respecté, tout comme l’a été l’adaptation de Dragon Ball en 2009. On prend la culture japonaise et on la transforme en culture américaine. Et l’on remarque que cela ne touche pas seulement que le Japon, on se souvient des Trois Mousquetaires de Paul W.S.Anderson, tiré de Alexandre Dumas.

Le fait est que Hollywood veut conformer ce qui lui plaît car c’est cela qui fonctionne. Le manga est trop différent du ce que Hollywood produit actuellement.

Léo Tyran

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