« L’un dans l’autre » : Un film avec Stéphane Bourgoin et Louise De Groodt.

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(Cette critique marque les premiers pas du blog vers un niveau supérieur. C’est en effet avec cette comédie française, qui sortira en salles le 20 Septembre prochain, que Les Brouillons (en partenariat avec Le Quotidien du Cinéma) ont pu démarrer les premières rencontres avec les équipes de films. Ainsi, nous avons pu rencontrer dans la joie et la bonne humeur (et beaucoup de stress) les comédiens Aure Atika et Stéphane De Groodt quelques heures après avoir assisté à la projection-presse de L’un dans l’autre. Restez connectés pour plus d’informations concernant ces interviews !)

Pierre et Pénélope s’aiment passionnément : Le hic ? Chacun mène sa propre vie personnelle accompagné de leurs conjoints respectifs. Il est marié et mène une vie métro, boulot, dodo avec sa femme et ses deux enfants. Elle s’apprête à se marier et à adopter un enfant. Une nuit d’amour et surprise, les deux esprits changent de corps et vont devoir apprendre à coexister avec leurs nouvelles vies. Une recette simple pour une comédie parfois maladroite mais sans prétention, menée par un duo d’acteurs irrésistibles.

Stéphane De Groodt l’a clairement fait entendre au cours de cet entretien : L’intérêt pour jouer ce rôle était d’expérimenter le changement de genre au sein du jeu d’acteur. Et à ce postulat, on constate que les deux acteurs s’en donnent à cœur joie dans leurs rôles . Ce duo fonctionne, surtout lorsqu’il est question des quiproquos aux airs de vaudevilles. En jouant avec les clichés des genres, L’un dans l’autre peut parfois tomber dans la facilité (Suite à ce changement, l’homme doit forcément galérer à conduire une voiture tandis que la femme se met à boire des bières…) mais il n’oublie pas de raconter des tranches de vies humaines et grâce à cela, il réussit à surprendre en grattant sous le vernis de ses personnages.

Contrairement à ce que laissait présager la bande-annonce, c’est-à-dire une rom-com légèrement fantastique et burlesque, le film étonne en évoquant des choses plus sensibles tels que la stérilité. Au-delà du changement de genre, il est aussi question de la personnalité propre à chacun et, sans aller jusqu’à une étude précise et complexe du comportement humain, touche le spectateurs lorsque celui-ci est confronté aux qualités et défauts de ces individus. L’humour, ici, n’est pas uniquement dans les clichés de genre mais aussi dans l’attitude de chacun, tel un évanouissement dû à la peur du sang ou une irrésistible envie de fumer. Ou tout simplement, comme l’évoquait De Groodt, un humour appuyée par le regard de l’autre. En découvrant leurs nouvelles vies privées, il y a un humour simple mais efficace quant aux réactions de leurs conjoints, ici joués par Aure Atika et Pierre-François Laval. Il y a donc un équilibre très ajusté entre l’humour et le drame chez Bruno Chiche.

Maladroit au premier abord, L’un dans l’autre s’avère en réalité être un divertissement sans prétention où les plus simples gags constituent souvent les scènes les plus efficaces, livré par des comédiens très investis.

Victor Van De Kadsye

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