Ça : Horreur ou fantastique ?

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Le clown qui terrorise les enfants de la ville de Derry débarque enfin sur les écrans. Après un téléfilm de Tommy Lee Wallace, qui a très mal vieilli, le best-seller de Stephen King gagne enfin son adaptation au cinéma. L’année où l’auteur est le plus productif, entre La Tour Sombre et les séries The Mist et Mr Mercedes. Ça entre dans le panthéon des meilleures adaptations de Stephen King au coté de La Ligne Verte de Frank Darabont et de Christine de John Carpenter. Pourtant, quand on voit le film, on ne peut s’empêcher de se demander si le travail de Andy Muschietti est réussi. La réponse est oui, mais pas dans le domaine prévu.

Il y a un énorme malentendu par rapport à ce film. Ça ne fait pas peur, sauf si vous avez la phobie des clowns. C’est un film sur la peur, et particulièrement sur la peur de l’enfant. De ce point de vue, le film ressemble plus aux Goonies et tourne plus dans le fantastique, le rêve et la croyance étant l’un des thèmes du film.

Le film va bien évidemment respecter certains codes de l’horreur comme le jeu sur la tension. Mais le réalisateur a choisi de ne pas porter le maximum d’attention là-dessus pour plus se concentrer sur le groupe d’enfants. Les personnages sont plus importants que l’ambiance dans ce film. Des personnages tous bien développés, bien interprêtés, et ayant chacun un background très spécifique qui sera le moteur de leurs évolutions psychologiques. Ces personnages sont trop clichés mais cela vient surtout de l’écriture de Stephen King. Le rythme du film joue sur la séparation des personnages qui vivent leurs peurs à cause du clown. Là, le film est très porté Horreur. Puis les enfants retrouvent et à ce moment là le film, pars vers quelque-chose de plus sentimental, le film a des moments de pauses et c’est à ce moment là qu’il est meilleur. Son coté enfantin est ce qui va donner à Ça un coté beaucoup plus fantastique que Horreur.

La réalisation d’Andy Muschietti est vraiment très bonne. Le film est teinté d’une ambiance qui fait penser à certains moments à Conjuring de James Wan, surtout dans une photographie et dans la couleur qui est assez saturée. On retient surtout la scène du projecteur de photos qui est une claque cinématographique, qui donne au film une sensation de profondeur et d’immersion. Une immersion que l’on retrouve à chaque attaque du Clown. Bill Skarsgard interprête le méchant comme un dingue, ces mouvement et les coupes au montage vont vraiment le rendre inquiétant, surtout si on a peur des clown, si seulement il n’était par moment trop injécté de CGI.

Ça n’est pas un film qu’il faut aller voir pour avoir peur mais pour voir des enfants lutter contre leurs peurs.

Léo Tyran

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