[Critique] – « Kingsman : Le Cercle d’or » de Matthew Vaughn.

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Matthew Vaughn est un réalisateur anglais qui n’a rien à envier à Guy Ritchie ou Edgar Wright. Adaptant majoritairement des comics (Hormis ses deux premiers films, Layer Cake et Stardust), son style esthétique, son style de cadrage et ses scènes d’actions en font un des réalisateurs de blockbusters les plus talentueux du moment. Cette année, Matthew Vaughn relève un nouveau défi : réaliser une suite à Kingsman, sa première suite. Il a en effet laissé la suite de X-men Le Commencement à Bryan Singer, et la suite de Kick-Ass à Jeff Wadlow. Kingsman 2 : Le Cercle d’or, la suite de l’excellent Kingsman : Services Secrets est donc sa première suite. On comprend maintenant pourquoi il ne veut pas faire de suite.

Après la destruction de leur quartier général, Eggsy et Merlin doivent s’allier aux Statesman, les cousins Américains des Kingsman, afin de lutter contre une nouvelle menace.

Kingsman : Le Cercle d’Or est comme un parc d’attraction, on paye beaucoup pour des sensations fortes un peu dingue qui ne valent pas le coup d’attendre, manquent d’innovations, sont courtes et déçoivent une fois qu’elles sont passées. Les nouveaux personnages comme Channing Tatum, Halle Berry et Jeff Bridges sont juste bons à être photographiés dans leurs costumes de cow-boys. On range les costumes de “Statesman” après car on ne sert à rien d’autre. On retrouve notre Harry Hart qu’on adore, mais qu’on va vite détester tant son retour inutile est gâché par le fan-service. Regardez Julianne Moore, c’est la méchante du film. Vous l’avez vu, vous êtes sûrs. Parce que sinon elle peut encore imaginer un plan pour légaliser la drogue en tuant tout le monde. On est loin de Samuel L. Jackson quand même. L’école d’espions à la Harry Potter a laissé place à une intrigue d’espionnage ressemblant plus à Austin Powers qu’à un vieux James Bond. Et Elton John est transformé en personnage burlesque débile et sensé être drôle, mais il est plus lourd qu’autre chose.

Kingsman : Le Cercle d’or est comme un parc d’attraction. Une fois rentré dedans, on est direct dans l’ambiance. Un fan du premier film et de Matthew Vaughn va être content de retrouver l’univers esthétique proche de la bande dessinée avec des plans très dynamique et des musiques très sensationnelles (pour le coup, meilleures que celles du premier film). Se rajoutent à tout ça de nouveaux décors comme le quartier général de Julianne Moore, une ville américaine à son nom (Poppy) très Ouest Américain des années 70. Et si Barack Obama se faisait exploser la tête dans le premier film, le président de cette suite est juste victime de sa connerie.

Kingsman : Le Cercle d’or souffre de la comparaison avec son prédécesseur. On voit un cruel manque de développement. Dommage car l’idée des Espions et des Cow-boys était plus que alléchante.

Léo Tyran.

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