« Les Proies » : Lost in Secession.

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On l’avait quitté quatre ans après les cambriolages nocturnes d’adolescents en quête de célébrité, Sofia Coppola revient plus féroce que jamais en sortant de sa zone de confort : Ici, elle s’attaque à un remake d’un film de Don Siegel en y apportant la personnalité si douce-amère de son cinéma et un conflit des genres aussi savoureux qu’une part de tarte aux pommes. Comme un mélange entre la reconstitution historique de Marie-Antoinette et les désirs de Virgin Suicides. Lire la suite

[RETROSPECTIVE] Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde.

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Les Pirates sont persecutés, Lord Cutler Beckett contrôle Davy Jones et le Hollandais Volant et Jack est prisonnier de son antre, dans un autre monde. Will, Elizabeth, l’équipage et Tia Dalma, rejoint par un Barbossa ressuscité miraculeusement cherchent à le ramener. Il vont pour cela se rendre à Singapour dérober les cartes à Sao Feng, un seigneur des Pirates. Après moulte péripéties, ils parviennent finalement dans l’antre et à libérer Jack. Ils sont alors rejoint par Sao Feng, les ayant trahit avec Will dans le but d’acquérir le Black Pearl, Will pour libérer son père, Sao Feng pour son propre intérêt. Ils seront néanmoins tout les deux abusés par Beckett, Will finira emprisonné et Sao Feng gagnera Elizabeth en se re-ralliant à Barbossa. Sao Feng croit néanmoins que Elizabeth est Calypso, une antique déesse et ancienne amante de Davy Jones. Il meurt attaqué par ce dernier, léguant à Elizabeth son navire et son équipage. Pendant ce temps, Will se libère et rejoint, avec l’aide de Jack, les rangs de Beckett. Le Black Pearl navigue vers la baie des naufragés où Barbossa a convoqué les seigneurs des Pirates. Le but de Barbossa est de libérer Calypso, afin qu’elle déchaîne sa fureur sur Beckett. Les Pirates n’étant pas d’accord, un vote pour élir le Roi des pirates est demandé. Elizabeth est élue grâce au vote de Jack, et décide de partir au combat. Avant le combat, Will est échangé contre Jack et Borbossa libère Calypso qui crée un Maelstrom séparant le Black Pearl et le Hollandais Volant pour le combat final. À la fin de ce combat, durant lequel Will et Elisabeth se marient, Jones meurt ainsi que Beckett, Will devient le nouveau capitaine du Hollandais Volant, et Barbossa abandonne à nouveau Jack pour s’emparer du Black Pearl.

Ce troisième volet est une conclusion, tout ce qui s’est ancré dans Le Secret du coffre maudit, va se terminer ici. Ce film est donc très proche du précédent, et vous allez voir que cela est une énorme source de défauts. Le premier défaut est dans l’histoire, soit les scénaristes ont écrit le deuxième volet en négligant le troisième. Soit ils ont mal calculé l’équilibre scénaristique qu’ils devaient établir pour la construction de leur projet. Et c’est une chance que les deux volets n’aient qu’un an d’écart. Imaginer devoir reprendre le déroulement d’une histoire que vous avez débuté il y a quatre ans. Alors on pourrait dire : « ils ont tout développé dans le deuxième et tout va péter dans le troisième ».

Et c’est faux, le troisième a une histoire. Et c’est bien le problème ! Parmi les point les plus énervants de l’histoire, celle de Davy Jones, dans le deuxième volet on apprend qu’il faut posséder le cœur de Davy Jones pour le contrôler. Dans le troisième volet, on apprend que si on embrôche le cœur de Davy Jones, le tien doit prendre sa place car « le Hollandais doit avoir un capitaine ». Sauf que l’on nous dit dans le deuxième volet que Jones s’est arraché le cœur par amour, pas par besoin en rapport avec son navire, et cela était bien trouvé car ça donnait une profondeur dramatique au personnage. En fait tout cela n’a était écrit que pour le dénouement final.

Et c’est tout le problème de ce film. On s’en fiche de l’histoire, elle n’apporte rien d’autre que le spectacle. On s’en fiche que Tia Dalma soit Calypso et l’amante de Davy Jones, c’est juste un élément qui va apporter un énorme Maëlstrom pour la bataille finale. On s’en fiche que Elisabeth devienne roi des Pirates, ce n’est plus jamais évoqué, c’est juste pour que quelqu’un déclare la guerre. Tout ce qui a été écrit dans ce film ne sert que pour apporter à sa fin. Tout cela pour qu’il jouisse d’un début, un milieu et une fin.

Bon, n’enterrons pas le film tout de suite, Verbinski est toujours là. Plus on va dans la trilogie, plus elle est spectaculaire, je ne reviendrais pas sur le mélange des genres et des ambiances, car en fait, à part dans la scène finale, le film ne possède pas de réels moments d’action. Verbinski va néanmoins toujours jouer avec l’absurde, la scène ou le Black Pearl se retourne, les pièces de 8. Néanmoins, il faut par moment arrêter de rigoler, la Compagnie des Indes est cette fois porteuse de grands moments de drame et de peur. Tout cela grâce à Cutler Beckett, incarné par un grand Tom Hollander, qui est le vrai méchant de l’Histoire. Certains peuvent se plaindre que son temps à l’écran soit réduit, mais à la manière de l’Empereur dans Le Retour du Jedi, il impose tellement dans son style, son jeu et son dialogue, que son temps est très juste choisi. L’avoir trop mis l’aurait ridiculisé ou banalisé. Les petits piques dramatiques comme la mort du père d’Elisabeth ou de Norrington ou encore la confrontation entre Tia Dalma et Jones, sont très émouvants, dommage qu’ils n’aient pas été plus développés.

Il est dommage aussi que les studios Disney et Jerry Bruckheimer n’est pas voulu arrêter après cette spectaculaire conclusion. Surtout que la majorité des personnages se sont arrêtés, notamment les principaux. Néanmoins, allons y, un quatrième volet, une nouvelle histoire, de nouveaux personnages une nouvelle trilogie ! C’est ce qu’un spectateur naïf a du penser avant d’entrer dans la salle de cinéma le 18 mai 2011.

Léo Tyran

« 120 Battements Par Minute » : Un magnifique combat vital filmé par Campillo.

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Cannes a eu le cœur qui bat pour le nouveau film de Robin Campillo. Largement plébiscité lors du dernier Festival de Cannes, auréolé du Grand Prix (et d’une standing-ovation), 120 Battements Par Minute est un magnifique choc sur la lutte militante d’Act-Up lors des dites «années Sida ». Une fresque électrisante où se côtoie une fatalité mortuaire et une force de vie combative vibrante. Lire la suite

La violence est-elle devenue un genre ? La critique d’Atomic Blonde.

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Peut-on faire un film entier autour d’un coup de poing, d’un scène de baston en plan séquence ou même d’une relation sexuelle ? Plus simplement, un film peut-il être juste un film violent, sans être un thriller, un film d’espionnage ou d’aventures ? Cela semble possible. On remarque depuis plusieurs années un nombre conséquent de films et séries qui se vendent avec succès grâce à la violence de leurs scènes et même de leurs propos. On pourrait donner l’origine de cette nouvelle mode à 300 de Zack Snyder sorti en 2007. Et ses dernières années ont vu émerger de nouveaux films, par exemple John Wick et aujourd’hui, Atomic Blonde du même réalisateur, David Leitch. Des films qui « marchent », se font vendre grâce à leurs scènes violentes. Lire la suite

Le Problème Pixar : La critique de Cars 3

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Voilà maintenant 7 ans que Pixar chute doucement. Le très mauvais Cars 2 était le premier échec critique d’un studio accumulant (osons le dire) les chef d’oeuvres, de Toy Story à Toy Story 3 en passant par Les Indestructibles, Wall-E ou encore Ratatouille. Depuis 2011, les studios de John Lasseter ne sont plus en grande forme, et ne proposent plus rien de très gratifiant, exception faite au magnifique Vice Versa. Comment justifier cette pente descendante, maintenant que Cars 3 est sorti ? Lire la suite

[Critique] « La Tour Sombre » – Nikolaj Ancel

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« La Tour Sombre est le Jupiter du système solaire de mon univers » c’est ainsi que Stephen King définit son œuvre littéraire majeure. Mais Jupiter est une immense planète, comment en faire le tour. Cette question, les producteurs se l’ont posés depuis 2007, depuis que les droits de La Tour Sombre ont été racheté. 10 ans d’attente… pour ça. Lire la suite

« Les Filles d’Avril » : Le problème Michel Franco.

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Pourquoi ? Pourquoi les festivals s’évertuent à récompenser ce qu’il y a de pire dans le cinéma d’auteur. Vous savez ? Ce cinéma sans consistance, sans réelle profondeur camouflée par un semblant de neutralité réaliste, empilant une par une les scènes chocs dans l’espoir de ressembler à un maître dogmatique ayant pour le coup une véritable intelligence, celle de Michael Haneke. Pour parler de ce fléau, attardons-nous sur la sortie de la nouvelle punition de Michel Franco : Les Filles d’Avril ou une descente aux enfers où Juno aurait rencontré le monde de Festen. Lire la suite

« Valerian » : La nouvelle réalisation de Besson qui ne « valait rien ».

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C’était difficile. C’est toujours difficile de voir un film réalisé par Luc Besson, véritable Ed Wood français de notre génération. A chacune de ses réalisations, nous sommes partagés entre l’ambition du metteur-en-scène à proposer un cinéma à grand spectacle et son incapacité à mettre cette dite ambition à la hauteur de nos espérances. Valerian (et Laureline, oubliée dans le titre français sans savoir pourquoi) et la cité des Mille Planètes était censé rénover le cinéma français à grand spectacle, il en a fait qu’enfoncer le clou de son cercueil… Lire la suite