[Critique] – « Le Bon Gros Géant » – Steven Spielberg

THE BFG

« Le Pont des Espions » avait su calmer tout le monde pour terminer l’année 2015, « Le Bon Gros Géant » suscite quant à lui la controverse auprès des fans de Spielberg. Depuis le Festival de Cannes, les débats pullulent, allant même jusqu’à exclamer la mort du mythique réalisateur. Le film est sorti ce 20 Juillet dernier, à notre tour de prendre parti pour parler de cette nouvelle adaptation de Roald Dahl.

Il est sûr que certaines choses sont à regretter dans cette nouvelle échappée féerique. Manquant cruellement d’un souffle épique envers certains enjeux dramaturgiques de son histoire, notamment dans la manière dont se termine l’affrontement manichéen entre nos deux protagonistes et cette armée de géants aussi grands dans la taille que dans la cruauté, « Le Bon Gros Géant » aurait pu être bien plus grand que ce qu’il est s’il nous captivait dans ses enjeux. Mais mérite-t-il d’être traité comme l’un des pires films du metteur-en-scène ?

Le Bon Gros Géant n’est évidemment pas à la hauteur de certains mastodontes de la filmographie du bonhomme (« Les Dents de la Mer« , « Jurassic Park » ou « La Liste de Schindler« ) mais de là à le mettre au même niveau qu’un « Indiana Jones et le Royaume de Crystal« ) (On n’oubliera jamais la scène du frigo…) serait très exagéré car en voyant le BGG, le cinéma de Spielberg nous apparaît en grand et en large à l’écran. Cet humanisme transcendant, cette recherche de la surprise, cette mise-en-scène ahurissante et cette volonté constante de raconter une histoire : Tout y est pour nous ravir.

Les cinq premières minutes effraient par ce sentiment qu’on va assister à une croûte numérique d’environ deux heures (avoir du mal envers le character-design des géants peut se comprendre) avec touts ces fonds verts visibles mais passé le cap, on baigne dans l’univers chaleureux et féerique de Roald Dahl. A l’aide du numérique, Spielberg use de mille trouvailles pour offrir une mise-en-scène inventive où les vues et les hauteurs s’entremêlent en fonction des personnages, donnant lieu à des séquences impressionnantes visuellement.

Le film plaira aux petits comme aux grands, grâce à la relation touchante de ces deux outsiders qui uniront leurs forces et leurs rêves pour affronter la dure réalité. Cette ode à l’imaginaire, pouvant se refléter à l’envie de Spielberg de faire du cinéma, pousse ses envies jusqu’au bout et radicalement avec une idée surréaliste effrayante au début mais qui marche une fois que notre âme d’enfance apparaît au fur et à mesure que le film avance.

« Le Bon Gros Géant » n’est pas un Spielberg exceptionnel mais il n’en est pas moins d’un excellent film familial et estival, écrasant assurément la concurrence animée de cet été.

Victor Van De Kadsye

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