[Critique] – Ares – Jean-Patrick Benes

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Quand est-ce que la France comprendra enfin que le cinéma de genre ne doit plus être seulement cantonné à des subventions ridicules pour permettre la production d’un projet ? C’est l’éternel question qu’on peut se poser après avoir vu le potentiel d’Arès, nouveau film de Jean-Patrick Benes, gâché par un budget grotesque pour tant d’ambitions.

Dans un futur proche, l’ordre mondial a changé. Avec ses 10 millions de chômeurs, la France fait désormais partie des pays pauvres. La population oscille entre révolte et résignation et trouve un exutoire dans des combats télévisés ultra violents où les participants sont dopés en toute légalité et où tous les coups sont permis. Reda, dit Arès, est un ancien combattant qui vit de petits boulots de gros bras pour la police. Tout va changer lorsque sa soeur se fait arrêter et qu’il doit tout mettre en oeuvre pour les sauver : elle et ses filles.

La colère est là. Il est impossible de nier la diversité du cinéma d’auteur français. Dans les rares bonnes choses qu’elle a faite, l’année 2016 aura prouvé que ce cinéma regorge d’inventions et de fantaisies pour montrer qu’il ne se cantonne pas aux pires clichés possibles. Cependant, pourquoi un tel relâchement de la part du CNC et des producteurs (ici, en l’occurrence, Gaumont) par rapport à une oeuvre de science-fiction très peu subtile certes mais qui aurait méritait un meilleur investissement pour plus développement.

De très courte durée (1h20), le film n’offre pas le temps au public de s’intéresser aux personnages, s’apparentant ici à des archétypes ambulants (Le héros opportuniste, l’adolescente révolutionnaire, le coach traître etc…) pour n’avoir aucune consistence. Si l’intention de transformer la ville de Paris en véritable contre-utopie se trouve louable mais avec un budget aussi réduit, on a plus l’impression de se retrouver devant une version « Frenchnerd » des Fils de l’Homme ou de Blade Runner hélas.

« Ares » est un pétard mouillé prouvant que le cinéma de genre en France a encore du mal à trouver sa place si l’on ne s’appelle pas Luc Besson.

Victor Van De Kadsye

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